‹ Le connétable de LuynesChapitre 111 sur 135 · I. Bassomp., t. II, p. 382 et sqq · texte numérisé non relu

I. Bassomp., t. II, p. 382 et sqq

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des choses*. Il prétend que la chute du confesseur était un moyen de donner une demi-satisfaction aux protestants qui le haïssaient à mort, et en même temps une manœuvre du parti de la faveur pour se décharger sur un tiers de la responsabilité des fautes de la campagne. Ce genre d^habileté est assez conforme au caractère du connétable, et il n'y a pas lieu de contester Taffirmation du Florentin ; mais il est utile d^insister plus que ne le fait celui ci sur la dangereuse entreprise qui avait Rome pour point de départ et dont le père Arnoux se fit Tardent intermédiaire auprès de Louis XIII : l'occupation de Genève par le duc de Savoie. Le confesseur ne désespérait pas de faire au roi un cas de conscience du renoncement, par scrupule religieux, à ses droits et à ses devoirs de protecteur des Suisses, au profit de l'ambition d un voisin peu sûr. Le connétable employa quelques uns de ses derniers jours à lutter avec fermeté contre une tentative qui aurait eu pour résultat de découvrir une de nos frontières et de générafiser le soulèvement des protestants. La correspondance du père Arnoux à ce sujet, saisie et mise sous les yeux du roi, ne pouvait plus laisser à Louis XIII aucun doute sur le danger des conseils de son confesseur.

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