I. Amb. vcn. Dép. n" 3o, 4 mai
/.(' duc de Luyjics connélable. 55
dence n'était pas bon pour elle*, et elle était restée à Paris, sous le prétexte d'y avoir mieux ses aises pour préparer un voyage de dé\'otion au sanctuaire de Notre-Dame de Liesse, projet qu'elle mettait volontiers en avant, quand elle était d'humeur chagrine *. Ce n'était cependant pas que le duc de Luynes, surtout depuis l'affaire de la comédie, manquât d'égards vis-à-vis d^elle, ou qu'il cherchât à l'humilier. Marie de Médicis occupait au contraire à la couf un rang éminent et recevait de toutes parts, sans que le connétable en prît ombrage, les hommages dus à la mère du roi. — Le fait suivant, que rapporte l'ambassadeur vénitien, en sera une preuve suffisante. * — Girolamo Priuli, dans la partie d'une dépêche commune aux deux ambassadeurs^ où il parle en son propre nom, raconte que, dans la première semaine de février, étant allé à l'audience du roi en grand équipage, il fut aperçu par la reine mère, qui se tenait à une fenêtre, au moment où il entrait dans la cour du Louvre avec son premier carrosse, ^a Mes chevaux plurent beaucoup à la reine, rapporte l'envoyé, et, pour dire la vérité, ce sont les plus beaux de Paris. Elle envoya son maître des cérémonies, M. de