‹ Le connétable de LuynesChapitre 38 sur 135 · I. Anib. vén. Dép. n" 74, 27 juillet · texte numérisé non relu

I. Anib. vén. Dép. n" 74, 27 juillet

Opérations militaires. 87

lieu. Mais le gouvernement du connétable n'avait-il point, avant lui, ouvert la seule voie qu'il fût politique de suivre pour arriver au but?

Lorsque plus tard, le même ambassadeur, moins bien inspiré cette fois, croyait encore dev^oir représenter au chancelier Brûlart que la guerre faite par le roi aux protestants à Tintérieur pouvait être nuisible aux intérêts français qui se trouvaient en jeu à Textérieur, il s'attirait de la part du vieux ministre cette réponse qui ne dénotait ni la crainte, ni l'impuissance : « Vous vous trompez, monsieur l'ambassadeur; mon roi châtie les rebelles de sa couronne ; il ne leur fait pas la guerre. Ce châtiment, il le peut discontinuer quand il lui plaira, et employer ses forces contre qui bon lui semblera. Et s'il le voulait continuer, il aurait encore, par la grâce de Dieu, le moyen de le faire et de s'employer en même temps dans les affaires de la Valteline*. »

Le roi, dans cette disposition d'esprit favorable aux mesures énergiques, était particulièrement excité à la continuation des hostilités par le parti catholique et par les ecclésiastiques. Mais, suivant l'expression de Richelieu, « la plus grande et pre-

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