‹ Le connétable de LuynesChapitre 39 sur 135 · I. Amb. vén. Dép. n» 83, 6 septembre lôai · texte numérisé non relu

I. Amb. vén. Dép. n» 83, 6 septembre lôai

88 Le siège de M on tau ban,

mière nécessité étant celle de Targent pour faire et entretenir les armées, le moyen le plus raisonnable fut de demander secours au clergé. » Ce que ne dit point le cardinal, c^est que le gouvernement ne trouva point de ce côté toutes les facilités qu'il était en droit d'attendre. L'assemblée ordinaire du clergé, qui se tenait tous les deux ans, commença au mois de juin à Paris ; elle fut transférée à Poitiers et de là à Bordeaux. L'objet le plus important de ses délibérations était la concession des subsides que le roi avait demandés * ; le gouvernement désirait de l'argent comptant, mais le clergé entendait fournir simplement la solde de six mille hommes d'infanterie. Cette proposition, qui' manquait de générosité, si l'on considère que des intérêts fort graves pour l'Eglise étaient en jeu, s'expliquait par la crainte que l'argent octroyé ne fût pas employé « pour le service de Dieu. » Mais le roi, qui vo^^ait bien que, sous ce prétexte, le clergé chercherait à traîner les choses en longueur, insista pour que l'on mît un million d'or à sa disposition. Le clergé était soutenu dans ses velléités de résistance par la mauvaise humeur du nonce Gorsini'^, qui avait enfin rejoint la cour, où il avait reçu un accueil des plus

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