I. Amb. vcn. Dip. u" (jo, 14 sept. lôii
112 Le sié^'c de Montaitban.
faire part de leur disposition à se soumettre, moyennant le consentement du duc de Rohan, amena les négociateurs huguenots à en rabattre de leurs prétentions. Dans une entrevue qui eut lieu au commencement d^octobre entre M. d'Esplans et le duc de Rohan, celui-ci se montra en effet disposé à admettre que les termes de Taccord ne s'étendissçnt qu'aux places du Languedoc* M.d'Esplans ayant Tordre de ne traiter que pour Montauban, se retira * .
On peut dire que ce jour-là, par suite de cette précipitation, fut décidé le destin de la campagne. Les succès acquis n'autorisaient pas à exiger plus que ce qui était offert à ce moment par le duc de Rohan. Vouloir davantage, c'était escompter l'avenir, à la condition qu'il se maintînt favorable aux armes du roi^ et l'on était précisément à 1 heure où il allait cesser de l'être^.
Les dépêches de l'ambassadeur vénitien nous font assister à un revirement soudain dans les dispositions des chefs huguenots. Il nous apprend qu'à la suite de ces premiers pourparlers, on chercha à gagner le duc de Rohan avec des honneurs et de Targcnt et qu'il refusa^ \ la confiance lui était revenu 2.