Amb. flor. Dép. du 17 novembre
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tenir son indignation. Là est le secret de bien des défaillances et sans doute de l'insuccès final. Quant à Marie de Médicis, pendant que le roi son fils subissait devant Montauban Thumiliation d'échecs répétés, elle s'en venait triompher à Paris au milieu d'un peuple encore en ébuUition.
(( Nous avons eu ici, écrit le Florentin , la venue de la reine mère ; elle a été reçue avec de grands honneurs et aux applaudissements du peuple. Elle se montre beaucoup en public, est sans cesse dans les églises, aux sermons ou aux vêpres, en un mot dans les dévotions. Le reste du temps, elle le passe avec les princesses qui sont ici et qui lui forment continuellement cortège, en particulier la comtesse de Soissons ; le comte de Soissons, lui aussi, ne quitte pas d'un pas Sa Majesté. Assurément cette venue aura profondément déplu à la cour ; mais la reine ne s'est point cachée pour dire qu'elle entendait désormais ne plus laisser sa conduite subordonnée au bon plaisir d'un autre ^ »
Un troisième témoignage, qui va à rencontre des déclarations de Richelieu, et qui prête encore moins que les deux précédents à Téquivoque, émane de l'ambassadeur vénitien ^ :
« La reine mère, dit-il, est entrée ces jours derniers à Paris avec une suite considérable, et elle a été universellement acclamée. La comtesse de Soissons et toutes les dames de la cité ont été à sa rencontre. Cet événement a mécon-