‹ Le connétable de LuynesChapitre 57 sur 135 · I. Amb. fior. Dép. du i6 juin · texte numérisé non relu

I. Amb. fior. Dép. du i6 juin

Négociations. 127

ment criminelle, dans les circonstances où Ton se trouvait.

Ce retour offensif des partis, joint aux autres raisons qui entravaient Faction militaire du roi, ne rendait plus sa position tenable devant Montauban. Où Richelieu ne voit qu'un prétexte plausible et qu'il conteste, nous sommes en droit, nous appuyant sur des dépositions qui ne sont pas suspectes, de voir la raison réelle et déterminante de la levée du siège.

Lorsque l'ambassadeur vénitien, rappelé par son gouvernement, eut, après un long et pénible voyage, rejoint le roi auquel il allait présenter ses lettres de retour, il écrivit au Sénat : « J'ai trouvé ici l'aspect de la scène changé en un moment du tout au tout. Le roi a pris la résolution de lever le siège de Montauban. Les principaux chefs ont pris le chemin de Paris et M. de Lesdiguières est parti pour le Dauphiné. La reine se transporte à Bordeaux pour se diriger de là sur Paris *. »

Ainsi la jeune reine allait avec raison se mettre en sûreté ; les principaux chefs partaient. Mais le roi et le connétable restèrent courageusement à la tête de l'armée; car ils voulaient opérer la retraite avec elle.

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