‹ Le connétable de LuynesChapitre 65 sur 135 · Dép. de M. au R. 29 août 1618, n« 262, t. 1 1, p · texte numérisé non relu

Dép. de M. au R. 29 août 1618, n« 262, t. 1 1, p

2. « Nous venons d'avoir les lettres de Venise et des Grisons

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nir dans le Valais Texplosionde troubles semblables à ceux qui agitaient les Ligues voisines, et qui ne firent que s'aggraver, malgré les efforts du gouvernement français.

Chez ces« tumultuaires » Grisons, si les désordres furent poussés à Texcès, si la justice elle-même sembla être un instrument de vengeance, si l'irritation de la population alla jusqu'à forcer les représentants du gouvernement français à s'éloigner * , parce

qui nous disent que de ces dernières les communes qui s'estoient élevées en armes, se sont retirées de Goire et ont cessé les oppressions qu'ils voulaient faire à Pévesqueet à révêché,sur la protestation que M. Gueffier leur a fait au nom de V. M. » Ibid. I. a Les Grisons hérétiques sont encore assemblés, et bien qu'ils aient déposé les armes, ils ne laissent pas de faire bien du mal par le moyen d'un certain magistrat qu'ils ont esleu. » (Dép. de M., ii sept. 1618, n» 257, t. i i, fol. 255.) — Le roi répond à l'ambassadeur : « Je suis byen d'avis que vous fassiez connoistre à S. 3. le soing que j'ai eu et mes ambassadeurs qui sont es ligues de Suisse, par mon commandement, de ce qui concerne l'éviêché de Sion et la religion catholique au pays du Vallais. Car mes gens ont stipulé avec leurs députez qu'ils protégeroient ledit évêque et la religion , s'ils vouloient jouir de la continuation de mes bienfaitz, de quoy ils doivent tirer une déclaration expresse. Je souhaitterois qu'il pût estre semblable aux Grisons où les mutins et factieux ont renverse tout dcbvoir de respect et d'amitié en telle sorte qu'il me semble à propos de donner pour un peu de temps passage libre à ceste violence, touttes raisons et remonstrances salutaires à l'endroit de gens sy barbares estant inutilles. » (Dép. du R. à M.. 9 oct. 1618, n» 275, t. 11, fol. 288.) a Quant à rallaire des Grisons, il n'y a moyen d'y rien

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qu'ils voulaient rétablir Taccord entre les partis, c'est que la religion était encore moins en cause que la politique. Le pape lui-même dut^Ie constater, et Tarchevêque de Lyon le rappelle en termes sévères à propos de la mort de Pévêque de Coire, survenue peu de^temps après la condamnation dont il avait pu éviter l'exécution.

« Le vieil évesque de Coire est trépassé, écrit M. de Marquemont ; S. S. fera dire à celui qui sera élu de ne pas se mêler d'affliires politiques.comme a fait son prédécesseur, lequel pour s'y être mis trop avant s'est engagé en des calamités qui l'ont fait à la fin mourir de regret et qui ont porté un très-grand préjudice à son esglise et à la religion catholique*. »

Ce n'était assurément pas une diplomatie inhabile et sans énergie, qui pouvait, en face de TEs-

gaigner pour le présent, et croyons que le plus seur et le plus expédient sera, veu que M. Gueffier et les interprestes du roy ont été contraincts de se mestre en seureté pour éviter cette fureur populaire, de faire retirer notre dit ambassadeur en Suisse, en attendant de veoir quel sera l'événement de toutes ces brouilleries. »(Dép. de Puis, à M., 9 oct. 1618, n» 267, p. 289.) Les Grisons ont condamné à mort leur évoque de Coire et établi certains inspecteurs sur le revenu de l'évêché jusqu'à ce qu'ils aient lait l'élection d'un autre évêque. Le roi a retiré son ambassadeur et refusé de recevoir celui que la faction lui a envoyé. (Analyse de la dép. du R. à M. 24 oct. 1G18, n» 272, p. 295.)

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