‹ Le connétable de LuynesChapitre 74 sur 135 · I. Dép. de Bassomp., 20 février · texte numérisé non relu

I. Dép. de Bassomp., 20 février

cl le Irai lé de Madrid. 193

la\ciuio de rcn\'03'c extraordinaire. Mais I3assompierre se hâta d'arriver, et les ministres du roi d'Espagne ayant fait adresser des paroles de réparation à M. du Fargis, par l'intermédiaire de don Balthazar de Zuniga, Tambassadeur extraordinaire put entreprendre sa négociation. Pour la faire réussir il ne lui fut pas inutile de trouver un appui auprès du nouveau pape -qui, dans son premier bref adressé à la cour d'Espagne, et contrairement à ce que celle-ci en attendait, se prononça en faveur de la restitution de la Valteline*. > La conscience timorée du roi d'Espagne fut troublée par cette attitude nouvelle du Saint-Siège, en même temps que des considérations politiques d'une haute gravité engageaient ce prince à adopter une politique moins provoquante : latrêve avec les Pays- Bas allait en effet expirer, et le trésor du roi d'Espagne était épuisé. Philippe III constitua donc une commission de son conseil d'Etat pour traiter avec Bassompierre^. Ce diplomate improvisé, qui sut

1. Ceci ressort des dépêches de Bassomp., du récit, plein d'intérêt, de ses Mémoires et du protocole du traité de Madrid. Une dép. du card. Ludovisi au nouveau nonce à Madrid, recommande expressément à celui-ci l'accommodement des affaires de la Valteline. Ce nonce, le patriarche d'Alexandrie, arrive à la cour d'Espagne au mois d'avril. Mss. Barberini. LXV, 28.

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