I. Amb. flor. Dép. du 3i janvier
et préparatifs de guerre. 1 1
saires que le duc était bien résolu à combattre, après es avoir privés de cette force qu^ils puisaient trop souvent dans la mésintelligence et les divisions des principaux personnages de la cour. C^est ainsi que M. de Luynes avait amené Tun des mécontents les plus en vue, le comte de Soissons, à entrer en négociations avec lui, à reffet de régler les conditions d'un retour honorable pour ce jeune prince, à la cour de son roi. Soissons s'était trop facilement laissé croire que la main de Madame, fille de Marie de Médicis, lui était destinée. Cet espoir, que le gouvernement s'était plu à entretenir, pour tenir en bride le jeune prince, avait fini par prendre l'apparence d'un leurre, lorsque l'on avait su que c'était à une couronne royale que Marie de Médicis, dans son ambition maternelle, aspirait pour Madame Henriette. Le comte de Soissons se croyait quelques droits à des dédommagements d'une valeur appréciable et effective, et il envoya un de ses gentilshommes, M. de Senecterre, pour s'entendre avec les ministres de Louis XIII sur les bases d'un accommodement.
Le duc de Luynes venait précisément d'envoyer une ambassade en Angleterre *. Son frère, le ma-