Dép, de Cors, de Moissac, 12 sept
22 2 V exécution du traité de Madrid.
que le duc de Luynes a de nouveau déclaré ne point vouloir que Genève tombe au pouvoir du duc de Savoie, fait cette curieuse réflexion : « qu'au fond ce n'est guère l'intérêt de la religion, car on dit le duc de Savoie secrètement ligué avec ceux de la Rochelle*. »
Ce singulier projet prit cependant quelque consistance ; l'ambassadeur vénitien Pesaro, à sa venue en France, s'arrêta quelque temps à la cour de Savoie, et le duc n'hésita point à l'entretenir de ses projets sur Genève; il ne tarda même pas à mettre des troupes en marche vers cette ville. Les ministres français lui firent savoir que jamais le roi ne supporterait une pareille usurpation. Les Genevois cependant, craignant d'être attaqués, firent demander au roi par M. Myron si dans ce cas il les abandonnerait. Le roi dut répondre que le maréchal de Lesdiguières les défendrait ^ ; l'ambassadeur n'est cependant pas absolument convaincu que le parti des Jésuites ne finira point par l'emporter auprès du roi ^. Nous ne ferons pas une grande gloire au duc de Luynes de ne point s'être asssocié aux ambitions du Saint-