‹ Le conquérant, journal d'un "indésirable" au MarocChapitre 5 sur 25 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

savoir moi-même, sans retard, quelles en étaient les suites el s'il ne pourrait pas être ici transporté, soigné près de nous, par nous, selon mes vœux les plus fervents, où n'ai-je pas télégraphié, longuement^ instamment, obstinément? A Bordeaux, à Paris, — au ministère de la guerre, au dépôt du 43% — et puis, quelques jours après, ayant lu le Matin, à l'hôpital de Blainville, à certain hôpital de Dijon aussi, où ce journal avait découvert la présence du capitaine Droin... Celui-ci, déjà évacué vers l'hôpital d'Orange, me remercia de ma sympathie et de mes inquiétudes pour luimême, par dépêche : « Ignore, ajoutait-il, où est notre cher Détanger. » — Sur son lit de souffrance, puisse-t-il l'ignorer encore I

« Mon petit Détanger!... » Si je le revendique familièrement pour mien, c'est qu'il ne me désavouerait pas, j'en suis bien sûr.

Je le revois, lieutenant aux tirailleurs annamites — ou tonkinois? peu importe, — arrivant de là-bas, d'où il m'avait envoyé, à la Bévue de Paris, avec une ingénue confiance, le manuscrit de son premier ouvrage; Iliên le Maboul. Et cette confiance, où êtes-vous, André Rivoire, exquis poète, aujourd'hui mobilisé, alors mon secrétaire à la Bévue, pour attester, après l'auteur, — il

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