‹ Le conquérant, journal d'un "indésirable" au MarocChapitre 7 sur 25 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

complaisance et merveilleusement doué pour la gratitude, ému comme d'un cadeau, par bonté autant que par modestie, de Tencouragement le plus impartial ou du salaire le mieux gagné.

Relisons Hiên le Maboul : ce délicieux portrait du jeune officier, V '< Aïeul à deux galons », précocement paternel envers ses hommes, qui dans une pitoyable brute éveille une âme, c'est le portrait du peintre lui-même, un des cœurs les plus gentils que j'aie reconnus au cours d'une existence où j'ai pu déchiffrer bien des visages; mais si j'ose le dire aujourd'hui sans peur de lui déplaire, c'est que je lui survis pour le pleurer.

Quinze mois plus tard, ce fut un roman de mœurs annamites, — un second roman du même auteur, inspiré par le même pays, — que je considérai comme un devoir civique de publier dans la Revue de Paris, malgré mon coquet souci de renouvellement, de variété perpétuelle, et que je publiai donc, par une exception hautement honorable, après avoir consulté mon éminent collègue le directeur politique de la Revue, ce grand serviteur de la patrie, mon ami Lavisse.

Les Aïeux et les Vivants, — ou la Barque annamite^ puisque ce fut le titre assigné finalement au volume, — n'est-ce pas la « somme » prodigieu-

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