‹ Le.cons élémentaires de chimieChapitre 37 sur 67 · AOIDE TANNIQUE. — TAHNAGE DES ?EAUX. -> ACIDES OROAHIQVES · texte numérisé non relu

AOIDE TANNIQUE. — TAHNAGE DES ?EAUX. -> ACIDES OROAHIQVES

Sommaire. — Acide lannigue on tannin. — Son extraction de la noix de galle. — Encre ordinaire. — Acide gallique. — Action de la chaleur soî Tacide galliqne.

— Afide pyrogallique. — Sa transformation en acide mélagatlique. — Acide be^ zoardigue^ ou ellagique. — Tannage des peaux. — Cuir mou, et cuir fort — Maroquin. — Cuir de Russie. — Peaux préparées pour la chamoiserief et la m»gisserie. — Cuir hongroyé. — Aûide malique. — Acide maléique, on équisélique,

— Acide ftaramaléiqueyOW fumarique. — Acide tartrique. — Action de la chaleur SUT Tacide tartrique. — Acides mélalartriquef et isolartriquê. *- Acide lartriquê anhydre. — Acid^e pyruvique, et acide pyt otarlrique — Bitarlrale de potasse. -* Flux tieir, et flux blanc. — Émétique. — Crème de tartre soluble. — Acide rasémique. — Observations de M. Pasteur sur la nature de l'acide racémiqne. — Acides lévoracémique, et dextroracémique. ^ Acide citrique. — Modification que cet acide éprouve de la part de la chaleur. ->Actd« aconilique.'^ Acide Haconiqus*

— Acide citraconique. — Acide oxalique. — Oxalales de potasse, — Oxalatef d^ammoniaque. — Action de la chaleur sur l'oxalate neutre et l'oxalate acide d*ammoniaqne. — Oxamide, type des amides neutres. — Acide oxamiquey type des anùdes acides*

Messieurs,

Nous avons étudié > dans la dernière leçon, les matières tinctoriales qui , d'après notre plan, nous ont servi de transition entre les sécrétions organiques neutres et les sécrétions organiques acides. Aujourd'hui , nous nous occuperons de ces dernières, en nous bornant toutefois aux plus inaportantes.

Nous comnaencerons par V acide tannigue, ou tannin, substance qui , par sa faible acidité et par la nature de ses applications, pourrait , jusqu'à un certain point , être rangée avec Icssub* stances colorantes»

L'écorce du chêne, du marronnier d'Inde, de l'orme, du saule ; les feuilles de certains arbres ; plusieurs racines vivaces de plantes dont les tiges meurent annuellement ; l'enveloppe de plusieurs fruits charnus ; quelques sèves ; quelques sucs ; enfin certaines excroissances Végétales^ telles que la noix de galle * ^ contiennent une substance que l'on désigne sous le nom de tannin.

Quelle qu'en soit la provenance, le tannin jouit toujours de la

Ëxcroissaucë qu se montre sur les chênes*

dOO CIIIHIB ÉLÉMENTAIRE.

propriété de former des combinaisons insolubles avec l'albumine, le gluten, la gélatine, la Gbrine, les tissus, Tépiderme et la peau des animaux ; mais tous les tannins ne se ressemblent pas, et toutes les plantes qui en contiennent en ont des proportions diverses.

Le tannin de la noix de galle, ayant été le mieux étudié, sera le seul que nous examinerons.

Voici comment on l'extrait :

On tasse la noix de galle, grossièrement pulvérisée, dans une allonge dont le col est bouché par un tampon de coton ; on introduit cette allonge dans le goulot d'une carafe ; on finit de la remplir avec de l'éther du commerce, et on la bouche : Téther filtre à travers la noix de galle, et dissout , par sa partie aqueuse ', le tannin qu'il rencontre ; le liquide, qui se réunit dans la carafe, se divise en deux couches : l'une, lourde, sirupeuse, ambrée, et formée d'une solution aqueuse de tannin ; l'autre, légère, verdâtre et formée d'une dissolution éthérée de quelques matières organiques. On enlève cette dernière, on lave plusieurs fois avec de l'éther la couche pesante, puis on la transporte dans le vide de la machine pneumatique. On obtient ainsi le tannin très-pur, sous forme d'une masse spongieuse, légère, brillante, sans apparence de cristallisation, rarement blanche, le plus souvent jaunâtre.

Le tannin est inodore ; sa saveur est purement astringente et sans aucune amertume ; il est très-soluble dans l'eau ; sa dissolution a une réaction faiblement acide ; sa composition est représentée par C**H' 0**, et comme il forme plusieurs séries de sels, il doit être considéré comme un acide polyatomique.

L'acide tannique, ou le tannin, précipite presque toutes les dissolutions métalliques, et les précipités ont souvent des couleurs caractéristiques : aussi est-ce un réactif très-souvent employé dans les laboratoires. Une de ses réactions les plus importantes est celle qu'il manifeste lorsqu'il est mis en contact avec une dissolution de peroxyde de fer : la liqueur prend une coloration d'un bleu si intense qu'elle paraît noire. L'encre ordinaire n'est qu'un gallate de sesquioxyde de fer ( Fe* 0*, C** H" 0* + 9 aq ) tenu en suspension dans de l'eau épaissie par de la gomme. Avec les sels à base de protoxyde de fer, le tannin ne produit aucune réactibn : cela explique pourquoi les caractères tracés avec une encre pâle noircissent en séchant. On prépare l'encre avec du tannin et du sulfate de fer ordinaire (sulfate de protoxyde de fier) * : or, pour

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