‹ Le.cons élémentaires de chimieChapitre 53 sur 67 · XXXV*^ LEÇON · texte numérisé non relu

XXXV*^ LEÇON

PBAU^ET SES PROLOMOEMElfTS. — SUBSTAHGM MCEVEUSE. — SUBSTANCE MUSCULAIRE. — OS.

Sommaire. — Épiderme. — Action de la chaleur, de l'eau, des acides snr répiderme.

— Épaississement de l'épideiine.— Callosités.^ Matière cornée.— Analofîie entre la composition des poils et celle de la matière cornée. — Plumes. — Écailles de reptiles. — Tissu papillaire — Sa stntctnre. — 11 renfennela matière colorante de la peau. — Peau proprement dite. — Action des différents réactifs sur la peau.

— Action de l'eau bouillante sur la peau. — Colle et gélatine. — Différent»»s matières qui servent à les préparer. — Fabrication de la colle forte et dp Vichlhocolle-

— Fabrication de la gélatine alimentaire et des bouillons de gélatine. — Propriétés chimiques de la gélatine et de la chondrine. — Sucre de gélatine, ou jjf/ycocolle. — Matière des nerfs. — Matière cérébrale. — Acide cérébérique. — Acide oléophosphorique. — Matière des muscles. — Créaline. — Créatinine. — Sarkosine. — Acide inosique. — Inosite. — Os. — Exemple de leur composition chei rhomme adulte et chez l'enfant nonveau-né. — Os de différentes espèces d'animaux. — Dents. — Os dentaire. — Cément. — Test. ^Écailies. — Os fossiles.

— Matières des exostose». — Os des rachitiques. — 0» cariés. — Usages techniques des os.

Messieurs,

Nous nous proposons, dans cette leçon, d'examiner Tanimal dans son ensemble. Nous commencerons par son enveloppe, la peau ; nous étudierons ensuite la matière nerveuse, qui est pour ainsi dire le véhicule de la vie ; puis, nous examinerons la substance musculaire, qui joue un si grand rôle dans la locomotion ; enfin, nous nous occuperons des os, qui constituent la charpente ou le point d'appui de tous les organes.

La peau se compose principalement de trois parties :

h^^V épiderme^ ou cuticule;

2" Le tissu papillaire^ ou réticulaire;

3« Le derme j ou vraie peau *.

L'épiderme forme un feuillet mince, étalé sur le derme ; il est parsemé d'une multitude de petits trous, dont les uns laissent passer les poils et les autres donnent issue à la matière de la

1 . La peaa se continue avec les membranes muqueuses qui revêtent l'intérieur des cavités du corps. Celles-ci, comme la peau, sont fonnées d'un derme et d'un épiderme cutanés. L'épiderme des membranes mtiqueubes est désigné sous le nom dVpithélium.

transpiration. L'épiderme se détache du tissu papillaire par la macération dans l'eau et aussi par l'effet des inflammations cutanées. Dans certaines parties du corps, telles que la plante des pieds et la paume des mains, l'épiderme a plus d'épaisseur et se compose de plusieurs feuilles superposées ; sa texture est lamelleuse, et il est dépourvu de vaisseaux et de nerfs.

Chauffé à une forte chaleur, l'épiderme fond sans se boursoufler, prend feu et brûle avec une flamme claire ; quand il est resté longtemps dans l'eau, il devient cassant, et lorsqu'on le fait bouillir avec ce liquide, il ne se racornit ni ne se dissout; mais s'il est très-épais, il se partage en plusieurs lamelles.

L'acide sulfurique concentré ramollit d'abord l'épiderme, puis il le dissout : de là vient que cet acide produit la sensation d'un corps huileux quand on frotte les doigts les uns contre les autres, après les y avoir trempés.

L'acide azotique l'attaque moins facilement , mais il lui communique une couleur jaune qui persiste jusqu'à ce que l'épiderme soit usé.

L'épiderme est facilement dissous par les alcalis caustiques : aussi les personnes qui gardent longtemps leurs mains dans la lessive y acquièrent une sensibilité douloureuse. L'action des sels rend l'épiderme sec et rude. Les sulfures alcalins, les nitrates d'argent ou de mercure lui communiquent différentes colorations permanentes qui finissent par devenir très-foncées ou noires. Diverses couleurs végétales colorent l'épiderme pendant qu'il adhère encore à la peau vivante. On en a un exemple dans les tatouages.

L'épiderme s'accumule quelquefois sur différents points du corps et forme ce que l'on appelle les callosités, La matière cornée est également considérée comme une dépendance de l'épiderme : aussi les cornes, les ongles, les griffes et les sabots des animaux présentent une composition et des propriétés qui ressemblent considérablement à la composition et aux propriétés de l'épiderme.

On doit à M. Scheerer l'analyse des cornes de buffle et des ongles d'homme. M. Tilanus a analysé de son côté les cornes de vache. Voici les résultats de leurs expériences :

Ongles d'homme. Curnes de buffle. Cornes de Tache-

Carbone 51,09 51,40 50,94

Hydrogène 6,82 ., 6,78 6,65

Oiygène..) 25,18 24,39 26,13

Soufre.... )

Azote 16,91. 17,43 16,28

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