‹ Le.cons élémentaires de chimieChapitre 54 sur 67 · II. if* T · texte numérisé non relu

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Ces matières, étant très-riches en azote, sont employées coxnmç des engrais doués d'une action lente, mais durable, La corne est employée principalement pour la fabrication des ouvrages tournés ou moulés, pour celle des limbes gradués, des instruments de physique, des échelles géométriques, etc., etc.

Bien qu'on ne puisse rapprocher la forfiEiatiofi des poil s y des ckepeux et desp/t^me^t ^^ ce^l^ de la matière cornée, cependant on ne sépare pas ces substances sous le rappotrt de leur composition et de leurs réactions. Ces productions naissent du côté interne de la peau, qu'elles traversant par des petits canaux.

Chaque poil 3e compose d'un tube entouré extérieurement de petits prolongements éoailleux dont les pointes regardent l'extrémité libre du poil. Le canal renferme un organe délié qui élabore des liquides et qui , dans certaines maladies (plique polonaise] , se gonfle assez pour laisser suinter, quand on le coupe, un liquide quelquefois sanguinolent.

M. Mûrin de Genève a fait tout récemment des» études micro scopiques sur les cheveux humains, et les poils de certains ani maux {Journal de pharmacie et ie chipiif, troisième série . tome 22, page 254 ) , d'où il résulte qu'on ne trouve ni dans la forme des bulbes , ni dans les ramifications épidermiqqes de la tige, ni dans la grosseur, un caractère qui distingue positivement les poils de l'homme de ceux des animaux : et bien que la transparence soit générale dans les poils humains, tandis qu'elle manque çoçi^plétement da^s un grand nombre d'animaux, et qu'elle n'est que partielle dans quelques autres, ces différences ne sont pas absolues au point d'en pouvoir tirer des conclusions rigoureuses. Toutefois la forme assez généralement conique des poils d'animaux, de la base à la pointe, peut être employée utilement pour les distinguer des cheveux dont la forme est cylindrique.

Les différantes couleurs des poils dépendent d'une graisse diversement colorée. Les poils noirs contiennent une huile grise verdâtre , les rouges une huile rouge , les blancs une huile incolore.

Voici 1^ composition moyenne des cheveux et des poils ;

Carbone 50,0

Hydrogène 6,4

Aïot« 17,0

Soufre , 5,a

Oxygène 21,6

TRENTlfiMB-GINQUIÈMB LBÇOFf. 443

les matières fixes minérales dont se composent leurs cendres sont Toxyde de fer et de manganèse, le phosphate et le carbonate de chaux, beaucoup de silice. La cendre des cheveux et des poils blancs contient, en outre, du phosphate de magnésie,

Les réactions chimique^ de la matière pileuse sont à peu prè^ lesi mémos que celles de la corne et de Tépiderme : aussi voit<qi| les poils se colorer sous l'action de certains sels métalliques et de certaines matières végétales * ; on les voit se dissoudre par Faction des alcalis caustiques *« fondre par la chaleur, etc., etc.

Les plumes sont aux oiseaux ce que les poils sont aux mammifères ; elles se composent de deux parties : )a barbe et le tuyau. Voici leur analyse d'après M. Scheerer ;

Barbe de plame. Tuyan de plume.

Carbone 82,47 82,4t

Hydrogène ,, ,.... 7,11 7,21

Aiote , 17,68 17,89

Oxygène et soufre 22,74 22,48

Les cendres des plûmes sont très-siliceuses et renferment les mêmes principes que les cendres des poils.

Les écailles des reptiles paraissent formées de la même substance que les cornes et les poils ; cependant elles sont moins destinées à abriter du froid le corps qu'à le garantir des chocs extérieurs.

Quant aux écailles des poissons, nous en parlerons en même temps que des os.

Le thsu papiUaire couvre le côté externe de la peau proprement dite et se trouve immédiatement entre elle et Tépiderme ; il est mince, mou et extrêmement sensible; il est composé de vaisseaux et de nerfs qui pénètrent à travers la peau et se répandent à sa surface pour y devenir le siège du toucher.

La matière qui colore diversement la peau chez les différents

1. On t!3int en noir les cheveux et surtout la barbe, ao moyen d'une dissolntiuii éthérée d'azotate d'argent, ou mieux encore en les frottant avec une pomade formée de nitrate d'argent, d'hydrate de chatu, de graisse et d'huile C'est par ce dernier moyen qu'on noircit les taches blanches qui se produisent snr le dos des ehevaux à la suite des blessures occasionnées par la pression de la selle.

Une autre manière de noircir les poils consiste à faire une bouillie arec une partie de minium, quatre de chaux éteinte, et une faible dissolution de bicarbonate de potasse. On en enduit les cheveux qu'on recouvre avec un bonnet de taffetas ciré.

Dans les deux cas, la coloratioi) tjent à la formation d'an solfure métallique aux dépens* du soufre des poils.

2. L'action des épilatoires est fondée sur cette propriété. Les Turcs détruisent leurs cheveux, en les couvrant pendant longtemps d'une pâte faite aveu nne partie d'orpiment, neuf parties de chaux et de l'eau.

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peuples se trouve dans ie tissu papillaire. On n'a pas encore essayé de l'isoler ; on sait seulement qu'elle se trouve dissoute dans la graisse.

Lorsque la peau est détruite par une cause quelconque, le corps papillaire ne se régénère pas : la portion perdue est remplacée par du tissu cellulaire, et le lieu qu'elle occupait reste sans couleur ; c'est ce que l'on appelle une cicatrice,

La peau proprement dite (corium) enveloppe immédiatement les muscles et les os; elle forme un tissu d'innombrables fibres très-déliées qui se croisent dans toutes les directions possibles et laissent entre elles une multitude de petites ouvertures qui , plus larges au côté interne, se rétrécissent en gagnant la surface. La peau n'a pas la même épaisseur partout : elle est plus épaisse au dos que sur le ventre ; dans beaucoup d'endroits, on trouve immédiatement au-dessous d'elle une couche épaisse de tissu cellulaire plein de graisse qui contribue beaucoup à rendre la température des parties sous-jacentes indépendante de celle de l'air extérieur.

La peau, débarrassée de tout ce qui lui est étranger, devient , par la dessiccation, jaunâtre, demi-translucide et raide, mais flexible et non cassante ; quand on la plonge dans l'eau, elle reprend sa mollesse primitive ; à la température ordinaire, elle est insoluble dans l'eau ; mais si on la fait bouillir longtemps, elle se ramollit , puis devient muqueuse et translucide, et enfin elle se dissout ; après le refroidissement , la dissolution se prend en gelée et forme ce que l'on appelle la gélatine : la peau est alors convertie en colle,

La rapidité avec laquelle se dissout la peau de différents animaux varie beaucoup. La peau des animaux forts et adultes tarde à se convertir en colle. Celle des poissons, des petits oiseaux et des petits mammifères se dissout aisément, de manière qu'il suffit de la tenir longtemps humectée avec de l'eau à + 20° ou + 25° pour qu'elle se convertise en une gelée qui se solidifie avec peine et reste à demi liquide.

La peau n'est point dissoute par l'alcool , l'élher, les huiles grasses et les essences ; mais les acides et les alcalis étendus à un certain degré, la convertissent en colle, même à la température ordinaire.

Lorsqu'on abandonne, dans une dissolution de persulfate de fer ou de bichlorure de mercure, de la peau ramollie, elle se combine peu à peu avec le sel métallique et devient imputrescible. C'est en utilisant cette propriété qu'on conservait jadis les cadavres.

La peau devient également imputrescible lorsqu'on la plonge dans une infusion de quelque plante contenant du tannin : elle se tanne^ comme on dit.

Les propriétés les plus remarquables de la peau sont donc : 4" de se transformer en colle; 2« de se tanner. C'est sur ces deux propriétés que sont fondées deux grandes industries : la fabrication de la colle et la tannerie. Nous avons déjà parlé de cette dernière (voir leçon xxx*', pages 304 à 309) : il nous reste à parler de la première.

La peau n'est pas la seule matière employée pour la préparation de la colle : tous les tissus animaux qui , par l'ébullition, se dissolvent dans l'eau peuvent servir à cette fabrication. Cependant nous verrons plus tard que le produit provenant des cartilages, bien que semblable pour l'aspect à celui qui provient des autres parties, en diffère néanmoins sous le rapport des propriétés chimiques.

Les diverses colles-fortes et la gélatine sont , pour le chimiste , une seule et même chose : mais il n'en est pas ainsi pour les arts; aussi diviserons-nous notre étude en deux parties : la première comprendra les colles-fortes , la seconde la gélatine alimentaire.

Vous voyez inscrites au tableau les matières premières ( collesmatières) destinées à être converties en colle, et dont la préparation préalable constitue une branche- particulière d'industrie.

MATIERES PRINCIPALES QUI SERVENT A LA FABRICATION DE LA COLLE, ET LEUR RENDEMENT.

Nuin lie la matière. Rendement en colle.

Brochettes • 44 à 45 •/»

Bnénos-Ayves ^ , 56 à 60

Patius 3 » 35

Nerfs < 15 à 18

Rognures des parchemiueries 62

Rognures des tanneries 38 à 42

Siu-ons d'indigo ^. 50 à 55

Peaux de têtes de veau 44 à 48

Lorsqu'on ne peut se servir des colles-matières fraîches,

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