Peaux épaisses qui servent à emballer Pindigo
446 GHIMIB iLÉ]|£NTAlR£.
on en prévient 1 altération en les faisant macérer pendant deux à trois semaines (lans un lait de chaui( que Ton renouvelle plusieurs fois; ensuite on les égoulte et on les sèche en plein air.
L'eau de chaux sert à dissoudre le sang et quelques parties mollçs; elle attaque l'épiderme et prédispose le tissu à se transformer plus rapidement en colle.
Avant d'employer les colles-matières^ on les immerge de nou* veau dans un lait de chaux faible où elles doivent se gonfler. On les rince et on les met à égoutter sur des claies, aûn de carbons^ter la chaux libre dont elles sont imprégnées , chaux qui altérerait la colle au moment de son extraction.
Les colles-matières, ainsi préparées, sont introduites dans une chaudière placée directement au-dessus du foyer, et dont le fond , bombé intérieurement , est muni d'un robinet à sa partie la plus déclive ; elles sont soutenues par une espèce de double fond criblé et suspendu ; de sorte qu'elles ne se trouvent jamais en contact avec les parois frappées par la flamme : leur volume doit être asse^^ grand pour que la chaudière en soit comble, et l'eau qu'on y ajoute ne doit pas dépasser les | de la hauteur de la chaudière elle-même. Si l'eau est déjà chaude l'opération n'en marche que plus vite. Aussi utilise- t-on, à cet effet, l^ chaleur perdue du fourneau.
Tout étant disposé, on allume le feu sous la chaudière. Pès que l'ébullition commence, les matières s'affaissent, le liquide augmente et finit par les submerger. On renouvelle alors les surfaces en agitant la masse avec une spatule en bois, et en soutirant une partie de la dissolution qu'on verse de nouveau dans la chaudière. On termine l'opération, soit en fractionnant les produits de la dissolution de manière à ce qu'ils restent le moins possible sur le feu, soit en ajoutant en une seule fois toute la quantité d'eau nécessaire pour dissoudre la colle, et en prolongeant la cuite juaqu^à ce que toutes les matières soient fondues.
Le premier procédé donne les meilleurs produits; l'autre donne des produits d'assez belle apparence, mais de qualité inférieure : cette différence tient à ce que la colle qui s>st formée pendant les premières heures de l'opération, restant exposée jusqu'à la fin à la température de l'ébullition, s'altère inévitablement.
Lorsqu'on opère par la méthode des produits fractionnés, on emploie l'appareil qui est représenté par la figure 104.
La chaudière inférieure A est un bain-marie qui sert à la darlfication de la colle. La chaudière intermédiaire B est chauffée par un fourneau ^particulier, et elle est destinée à l'extraction de la
colle. La chaudière supérieure C, chauffée à ilami»es perdues, fournit Teau d'alimentation.
Dès que le liquide contenu dans la chaudière B est assez concentré pour se prendre en gelée consistante , en se refroidissant , on arrête le feu en o, puis on ouvre le robinet r; le liquide passe alors dans la chaudière A, déjà chauffée à + 100", où il doit séjourner pendant quatre à cinq heures. Dans ce laps de temps il se
Fig. 104.
clarifie, laisse déposer toutes les impuretés qu'il tenait en suspension , et il se prépare à être soutiré par le robinet r' pour entrer dans les moules.
Pendant que le dépôt se fait on remplit de nouveau la chaudière fi avec de Feau chaude, et on continue l'ébullition jusqu'à ce que Ton ait obtenu une seconde solution gélatineuse suffisamment concentrée, que l'on fait passer à son tour en A. Enfin , on répète une troisième opération : mais comme le liquide que Ton obtient en dernier n'est plus assez dense pour se prendre en masse, on le concentre p^r l'addition des rognures de colle d'une opération
U8 CHIMIE ÉLÉMKNTAIRB.
précédente. Si cela ne suffit pas, on évapore vivement la solution, et dès qu'elle est assez concentrée, on la clarifie en y ajoutant peu à peu ^ d*alun en poudre, et en laissant la masse en repos pendant quatre à cinq heures avant de la soutirer.
Les trois cuites successives donnent évidemment des colles de qualités différentes ; cependant celles qui proviennent des deux dernières sont encore supérieures à la colle préparée par une cuisson continue.
Les moules où l'on reçoit la dissolution en sortant de la chaudière A , sont ordinairement en bois de sapin , et ont une forme rectangulaire légèrement pyramidale. Leur emplacement doit être maintenu à une température aussi basse que possible , pour que au bout de douze à dix-huit heures la dissolution qu'ils contiennent se prenne en gelée.
On détache les pains gélatineux des parois des moules au moyen d'une grande lame de couteau trempée dans l'eau , et on les renverse sur une table mouillée. On divise alors les pains en feuilles horizontales au moyen d'un ûl de cuivre tendu sur un châssis et guidé par des règles entaillées à des distances égales à l'épaisseur voulue d'une feuille de colle.
On dispose ensuite ces feuilles sur des filets enclavés dans des châssis que l'on place les uns au-dessus des autres, à 8 ou i 0 centimètres de distance. Pour rendre l'action de l'air plus égale, on a soin de retourner les feuilles deux à trois fois par jour.
La dessiccation de la colle est la partie la plus délicate de la fabrication. Une température trop élevée ramollit la colle, qui passe à travers les mailles ; un froid intense, ou un vent sec et chaud la font fendiller ; un orage peut lui faire subir une espèce de fermentation ; un brouillard la pique.
11 ne faut donc fabriquer de colle ni par les grandes chaleurs, ni par les grands froids : les saisons les plus favorables sont le printemps et l'automne.
En sortant du séchoir les feuilles sont encore trop souples ; on en achève la dessiccation dans une étuve ; enfin, on les lustre en les plongeant une à une dans l'eau chaude , et en les frottant avec une brosse humide : il ne reste plus qu'à les dessécher de nouveau dans une étuve.
Les os peuvent aussi servir à la fabrication de la colle. A cet effet, on emploie ou les acides ou la vapeur. Nous parlerons de ce dernier moyen en nous occupant de la gélatine alimentaire ; pour le moment, nous ne fixerons notre attention que sur l'action des acides.
On sait que les ossont formés de matière animale, de phosphate
et de carbonate de chaux ; comme ces sels sont solubles dans l'acide chlorhydrique, on peut, au moyen de cet acide, les séparer de la matière animale : celle-ci soumise à une longue ébuUition se transforme en colle.
Avant d*être soumis à ce traitement, il faut dégraisser les os en les faisant bouillir dans l'eau ; dès quMls sont ramollis par Faction de l'acide , ou en d'autres termes dès qu'ils ont perdu toute la partie minérale , on les lave avec soin , puis on les fait macérer pendant plusieurs jours dans un lait de chaux ou dans une faible solution de carbonate de soude ; ils sont ensuite séchés et emmagasinés pendant un certain temps, pour que la chaux dont ils pourraient être imprégnés, passe à l'état de carbonate. Après ces préparatifs on les transforme en colle par les procédés ordinaires.
Bien que la colle ainsi préparée soit d'excellente qualité, et que son rendement soit relativement considérable ( 22 à 23 p. ^I„ d'os), toutefois on n'en fabrique guère par ce procédé , auquel on préfère celui par la vapeur : dans ce dernier cas la partie minérale des os n'est pas perdue , et peut servir à la confection du noir animal.
Les colles bien fabriquées sont peu ou point colorées, assez claires , à cassure conchoïde , les bords des feuilles sont un peu ondulés ; elles doivent être très-peu hygrométriques , et ne pas se ramollir dans les temps humides : plongées dans l'eau froide elles doivent se gonfler beaucoup sans se dissoudre. Lés meilleures colles sont les plus tenaces. Voici la liste des colles commerciales rangées suivant le degré de leur ténacité :
4* Colle Payen, première cuite;
2° Colle-forte des os ;
3° Colle Payen, deuxième cuite ;
4* Colle façon anglaise ;
5" Colle Payen, troisième cuite ;
6" Colle de Flandre blonde, ou de Hollande ;
7** Colle de Givet , façon anglaise ;
8*» Colle façon Givet ;
9" Colle de Paris, ou des chapeliers.
Il est assez curieux que la colle qui jouit de plus de faveur soit celle qui occupe le huitième rang , tandis que celle qui est au premier rang a été tellement dédaignée qu'on n'en fabrique plus aujourd'hui. La cause de cette préférence tient à ce que les consommateurs croient que la transparence est un indice de la bonne qualité : cependant il est prouvé que ce caractère augmente à
mesure que la ténacité diminue, et que celle-ci est d'autant plu» grande que Tel ullition des colles- matières a été plus courte, ce qui revient à dire que les colles préparées par la méthode des pror duits fractionnés, celles qui ne sont jamais très-lransparente^, sont toujours meilleures que celles que l'on prépare par le procédé continu et dont la transparence est très-marquée : or, la colle façon Civet est justement préparée par cette dernière méthode ; elle est transparente parce qu'elle est peu tenace, et elle vaut n^oina que les autres, auxquelles on la préfère,
Les applications de la colle sont très-nombreuses ; vojçi la lista des principales :
Menuiserie, ébénisterie ;
Apprêts, tissus, gazes, rubans ;
Peinture, détrempe ;
Papiers peints, cartons ;
Bains gélatineux, clarification ;
Capsules pharmaceutiques ;
Perles fausses ;
Papier glacé ;
Fleurs artificielles ;
Taffetas adhésifs ;
Pains à cacheter ;
Rouleaux d'imprimerie ;
Montage de pierreries, écaille factice.
Raccommodage (Je la porcelaine ^
Phisieurs des industries qui figurent dans cette liste n'emploient, à proprement parler, que de la colle de poisson (ichthijocolle) ; mais celte matière n*est qu'une variété de la colle ordinaire.
On prépare la colle de poisson sur les bords de la mer Caspienne et des fleuves qui y ont leur embouchure, A cet effet , on trempe dans l'eau la vessie natatoire de tous l^ aeipentières et plus particulièrement du grand esturgeon, on en sépare soigneusement la peau extérieure et on la débarrasse du sang dont elle est quelquefois recouverte; ensuite on la renferme dans une toile pour la pétrir, la ramollir et en faire des cylindres que Ton contourne ep forme de lyre ; ces cylindres sont desséchés à une basse température, et enfin blanchis avec du gaz acide sulfureux,
i . Pour raccommoder la porcelaine on dissout de la colle de poisson dans de Ta-* cide acétiqae cnstallisable, et on réduit la masse à la eonsistence dHme gelée. Cette gelée eat appliquée fxn lei liiirfaces de mptare qu'on oomprime entvîle pendant ua certain temps.
TRENTE-CINQUIÈME HÏÇON. 454
Les Moldaves suivent un autre procédé : ils coupent par petits morceaux la peau, l'estomac, les intestins et la vessie natatoire de l'esturgeon; ils les font d'al)ord n^acérer dans l'eaii, puis bouillir doucement ; la gelée obtenue de la sorte est étendue en couches peu épaisses, pour qu'elle se dessèche et acquière l'apparence d'un parchemin ; on l'amollit alors avec un peu d'eî(u, puis on la rçule en cordons, ru bien on lui donne la forme de tables aplatiea. L'ichtbyocolle moldave est peu estimée.
Il paraît que la vessie natatoire des morueé fournirait une icbthyocoUe de bonne qualité, et parmi les nombreuses variétés de poissons qui peuplent nos étangs et nos rivières, il n'ep est presque aucune dont les parties membraneuses ne pussent servir à fabriquer de la colle suffisamment bonne.
La colle de poisson est peu altérable à l'air, coriace, d'un goût fade, presque insipide ; macérée dans l'eau froide, elle se gonfle, se ramollit et se sépare en feuillets membraneux ; elle se dissout dans l'eau bouillante et se prend par le refroidissement en une gelée blanche demi-transparente. Si l'ichthyocolle n'est pas cassante, cela tient à son tissu fibreux et élastique.
J'arrive à la gélatine alimentaire.
En 1681, Papin imagina un appareil (la marmite de Papin) pour ramollir les os; et en extraire, à l'aide de l'eau portée à une température très-élevée, la matière animale qu'ils renferment.
Longtemps après, plusieurs savants tentèrent de donner suite au projet de Papin, mais il était réservé à Darcet fils de réussir de la manière la plus complète.
Le procédé inventé par Darcet en 1817 consiste à exposer à l'action de la vapeur d'eau, dont la température ne doit pas dépasser -fi 06°, les os concassés et contenus dans m\ manchon eu toile métallique placé dans un cylindre en fonte herraétiquemçnt fermé; la vapeur, dont l'arrivée est réglée par un robinet, pénètre les os, expulse la graisse ( qui s'écoule pendant les deux premières heures ) , puis détermine la transformation du tissu cellulaire en gélatine ; celle-ci se digsout iromédiatement dans la vapeur condensée et se réunit au fur et à mesure dans la partie inférieure du cylindre, d'où on la soutire par un robinet.
L'expérience ayant appris qu'il fallait au moins quatre jours pour extraire, à l'aide de la vapeur à faible tension, la matière organique des os, Darcet composa son appareil de quatre vase9 d'égale cctpacité, en tout semblables à celui que nous venons de décrire : en chargeant d'os un cylindre chaque jour et en recevant dans un même vase, à chaque tirage, les liqueurs qui s'écoulaient dès qu'on ouvrait à la fois les robinets de vidange des quatre cy-
lindres, il obtint un ordre de travail régulier au bout du quatrième jotfr.
Il est de la plus haute importance de ne pas trop prolonger l'action de la vapeur, si on ne veut pas s'exposer à transformer une partie des matières animales en produits ammoniacaux. Il faut , en outre, entretenir toutes les parties de l'appareil dans le plus grand état de propreté, pour prévenir toute fermentation putride.
Enfin, les os frais de bœuf sont les seuls employés, ceux de veau, de porc et de mouton, mêlés aux précédents, nuisant à l'aspect et à l'odeur du bouillon.
Quand le travail a été bien conduit, le résidu de l'opération contient :
Phosphate et carbonate de chaux 90
Matière animale inattaquable par la vapenr, savon de chanx, et graisse libre 10
Ce mélange, ajouté à des os neufs ou à des débris animaux, donne, par une calcination en vase clos, un excellent charbon animal.
L'opération marchant bien, on doit obtenir 900 litres de dissolution pour 60 kilogrammes d'os traités pendant vingt-qualre heures dans des cylindres.
La dissolution gélatineuse pour la confection des bouillons doit contenir 10 à 42 grammes de gélatine par litre; elle doit, en outre, être sans saveur ni odeur. Pour la conserver, on l'acidifie légèrement avec du vinaigre ou de l'acide citrique, ou de l'acide tartrique, ce qui , en même temps, facilite sa prise en gelée quand on la concentre davantage.
L'usage de la gélatine alimentaire et des bouillons de gélatine se répandit dans un grand nombre de villes d'Europe ; en Amérique même, on monta des appareils pour le service des hôpitaux et ralimentation des classes pauvres. Le succès de cette nouvelle application fut d'abord général , et de nombreux rapports l'attestèrent. Plus tard , on souleva des objections dont la plus sérieuse consistait à n'accorder à la gélatine qu'une faculté nutritive trèsfaible. Bien que ce point ne soit pas encore aujourd'hui définitivement résolu, néanmoins l'opinion publique a fini par ne plus considérer la gélatine comme un aliment très-substantiel.
En passant à l'état de gélatine, les matières animales ne perdent aucun de leurs éléments, mais elles perdent leur organisation, et partant une grande partie de leur faculté nutritive : aussi la
peau, les tendons, les cartilages suffisamment cuits nourrissent plus que la gélatine qu'ils peuvent fournir.
Considérons maintenant la gélatine à un point de vue exclusivement chimique.
On admet deux variétés de gélatine, dont une porte le nom de chondrine, La gélatine proprement dite est préparée avec la peau, les tendons, les ligaments, le tissu cellulaire et les membranes séreuses.
La chondrine est tirée des cartilages permanents, tels que ceux des côtes, des articulations, des bronches et du nez ; on la tire aussi des cartilages des os avant l'ossification, de la cornée de l'œil et des os cariés * .
Voici les formules que l'on a déduites de leur analyse :
C»»Hi«Az«0'» = Gélatine.
C*« H*« Az* 0** = Chondrine.
Ces deux substances n'existent pas toutes formées dans les animaux : elles sont le produit de l'altération que certaines parties des animaux mêmes éprouvent sous l'action prolongée de l'eau bouillante.
La dissolution de gélatine n'est précipitée ni par l'alun, ni par l'acétate de plomb, ni par les acides. Une dissolution de chondrine donne lieu à la formation d'un dépôt lorsqu'elle est mise en contact avec ces réactifs. Cette différence suffit pour ne pas les confondre.
L'histoire de la chondrine n'étant pas encore suffisamment développée, ce que nous allons dire se rapportera exclusivement à la gélatine.
Par une longue macération dans l'eau, et surtout à une température de beaucoup supérieure à + lOOo, la gélatine perd la propriété de former de la gelée, et lorsqu'on évapore une solution de gélatine ainsi altérée, il reste une masse jaunâtre, gommeuse, facilement soluble dans l'eau *.
1 . Le tissn élastiqne qni constitue la membrane fibreuse médiane des artères, et notamment le Ugamentum nuohœ de certains animaux, ne donne pas de gélatine par rébnllition, et d'après les expériences de M. Tilanus, ce dernier organe n'appartient pas à la classe des substances protéiques. La partie eariilagiueuse des os des rachitiqiies ne donne pas non plus de gélatine, ni de chondrine.
2. C'est cette modification qni explique pourquoi la propriété adhésive de la colle forte diminue à mesure qu'on en réitère les fusions snrtout à feu nu.
M. Dumoulin a fait connaître le procédé suivant pour rendre incorruptible la dissolution de colle forte. On dissout au bain-marie, 1 lulogramme de colle forte dite
454 cnilMiË éléMei^taire.
La gélatine contracte avec le tannin une combinaison insoluble qui , peu à peu, prend l'aspect d'une masse tenace élastique, comparable au cuir.
L'acide sulfurique concentré dissout la gélatine Sans se colorer. Si Ton étend la dissolution et si on la fait bouillir pendant longtemps, on en relire une substance cristallisable connue sous lé nom de glycocolle^ ou de sucre de gélatine. On obtient ce même corps en faisant bouillir la gélatine dans une dissolution concentrée de potasse ou de soude ; mais, par ce dernier procédé, outre la glycocolle, il se forme de hleutine (voir leço7i xxxiii*, p. 393) . Nous Avons déjà vu ailleurs (/epon xxxît", p. 374) que l'acide Cholique, un des principes immédiats de la bile, peut engendrer la glycocolle. Le meilleur procédé pour obtenir cette substance est celui qui a été découvert par M. Dessaignes et qui consiste à faire bouillir de l'acide hippurique dans l'acide chlorhydriqud (voir leçon xxxiv*, p. 423) : le premier se dédouble en acide bertzoïque qui se dépose par le refroidissement, et en glycocolle qui reste dans la liqueur à l'état de combinaison avec l'acide chlorhydrique. En décomposant cette combinaison par un alcali en présence d'alcool absolu, on obtient la glycocolle sous forme cristalline.
Voici l'équation qui explique la métamorphose de l'acide hippurique :
C'« H« Az 0»,H0 + ^ HO = C** H» 0', BtO + C* H» Az 0*
Acide hippurique. Eau* Acidé beiizoTque. blycocoUe.
La glycocolle a une saveur sucrée ; elle est soluble dans l'ëâu et insoluble dans l'alcool et l'éther ; elle est neutre aux réactifs, quoiqu'elle se combine avec les acides et avec les bases. On la considère comme une sorte d'alcaloïde.
Quand on fait agir le chlore sur Une dissolution de gélatine, on obtient plusieurs corps chlorés qui représentent , d'après M. Mulder, des combinaisons de gélatine avec l'acide chloreUi * ; ce qu*il y a de certain, c'est que ces corps renferment du chlore et plus d'oiygène que la gélatine.
Sous l'action de l'acide chromique, la gélatine donne naissance
de Givet, ou mieux de Cologne^ dans un litre d*eat>. Ob verse peu à peu dans la dissolntioQ 200 grammes d'acide atotique à 36*, puis on laisse refroidir.
Cette colle, qui reste liquide, se conserve fodéftnimeût : elle est très-commode datis les laboratoires où elle peut serrir comme lut dans la préparation dé divers gaz t à cet effet» on Tétend à Taide d'un pinceau sar des bandelettes de libge.