CONCLUSION
Nous n'avons, pour noire part, aucune moralité a tirer de cette histoire. Les romanciers sont gens, comme on sait, qui corrompent la société et qui la calomnient. A l'un des critiques les plus distingués de notre époque, qui a imprimé cette accusation contre la littérature, l'auteur de ce livre disait : — Croyez-vous que, s'il était possible, à l'heure qu'il est, d'ouvrir la porte d'un salon où se trouvent vingt person»es, et de mettre à nu l'histoire de ces vingt personnes dans tous ses détails et dans toutes ses époques, — et nous ne disons pas iki salon donné, un quartier donné, une classe donnée, nous disons un salon, un quartier, une classe quelconques, — croyezvous qu'il ne s'y rencontrât pas plus de vices, plus de hontes, plus d'infamies que dans le roman le plus immoral?
Le critique répondit : Oui.
Si chacun de nos lecteurs veut se faire à lui-même la même question et y répondre franchement; s'il veut bien regarder autour de lui, il faudra qu'il reconnaisse que, dans le monde qu'il a traversé , il a trouvé mille fois de plus odieuses histoires que celles que nous venons de raconter. Hé bien, nous laissons à ce monde tel qu'il est fait, nous lui laissons à tirer la moralité du roman.
Cela se passa quelques mois après le départ de Camille et de Maurice; c'était dans les Tuileries, par une belle journée de janvier, froide et sèche, par une de ces journées où les feni-