I.É CtfASBiLllà DIT PtOFLS
eommaobnid, |iaUiilant dans Pombre oo se propageant an grand joor, des mlitions parlementaires formées par les minisires tombés, pour intimider et dominer i*autorité royale, la guerre intestine dans laVendéej une princesse mère de roi pottreliassée, emprisonnée, eontamince par un supplice peu digne de Thonneur et de la magnanimité d*un grand peuple, des agitations éleetoralea ineessantes et euTcnimées pardlmpûiicalilesambitlons : enfin, des banquets imprudents, sonnant sur toute la surfaee du pays, par les mains des bommes de Juillet cul-mémes, le toosin de Tinsurrcetion morale : une fausse sceuritédu pouvoir, puis une résis* tanee intempestive du ministère, une Insolence de gouvernement, une réplique du Peuple, un hasard, un c»oup de feu, une désafiée* tion générale, un abandon de In garde nationale, un étonnement de Tarmée, une fuite des Tuileries^ <ft tout est dit. La monareble iTcst plus qu*un souvenir !«••
Vous criez : solution f au milieu des ruines, du sang et du feu! Il n^yen avait qu*une entre tant de partis armés, prêts h s*entre^ déchirer, si on avait donné l^empiro à Tun de ces partis sur le» autres! C'était la République! Cétaitun terrain neutre et commun offert à toutes les opinions qui reconnaissent la souveraineté de la nation au-dessus de leur propre souveraineté! Elle est pro-< visoircment proclamée* La f^ranee se ealme, elle attendla solution véritable de TAssemblée constituante dont le Gouvernement pro^ visoire prépare Téleetion et le règnc«
Mais, en attendant, diaque jour de ces quatre mois de tcmpèl^y appelle et amène une solution d'urgence aux périls ellrémes de chaque nuit. La nation vit des nsifades pendant le tiers d^ine année*
Lu démagogie, le terroi^isme et le communisme, lifnitres du terrain, veulent prendre iSAS pour If 05* La solution, c'est k journée du draprau rouge qui donne la victoire an peuple hon" néte et è la Ri-pubiiquc modérée!
Les clubs, soufflés par des ambitieux esches dans l'ombre, lèvent, sons de faux prétextes, une armée de 900,000 ouvriers ignorant dans quel but unies a levés, et marchant pour précipiter le Gouvernement modéré de l*H6tel-de-Ville* La solution, c'est la journée du 19 mars oà eeeomplot avorte devant la fermeté désar^ mée du gouvernement*
Le 16 avril, le parti rouge décide ^ajournement indéfini des élections, l^épuratlon du gouvcrnoinent des modérés qui le tiennent, et la nomination d'un comité de $ahit pMk, La solution, e'est le combat accepté par nous à rHôtel-de-Vilie, et Tappcl des bons citoyens aux armes pour repousser cette mesure de dictature et de terreur! Le Peuple entier y répond, et le soir, Paris,
LB GOMSBILLBft DU PBUPLB
la France et TEarope sont définitivement sauvés! L^Assemblée eonstituantc arrive 3 oq lui demande solution, elle répond République t
Une écume du Peuple et non le Peuple se soulève contre elle et l'envahit, on croit tout perdu pendant sept-heures. On crie : wie solutùnti la solution c'est le rap[)el qui bat, la garde nationale, la garde mobile qui se lèvent, et la colonne qui marche avec nous à rilôtel-de-vilie pour arrêter les factieux i
Le 29' juin renouvelle cet assaut de quelques conspirateurs eontre la société! La solution, c'est le canon conduit aux barricades par des membres de la commission executive, et la victoire du vrai Peuple achevée et cimentée par le f?énéral Cavaignac, investi du commandement des deux premicrsjours par nous-mêmes, et le troisième jour par TAssemblée Constituante.
Tout se calme, mais on crie encore solution! La Constitution délibérée et Télection du iO décembre en donnent une ! Une partie de la France applaudit, l'autre s'y soumet avec patriotisme. Tout marche... Ces sept ou huit solutions successives données ea sept ou huit actes assurent à la fois, l'ordre, la paix du monde, la démocratie raisonnable, la République pratique et modérée, la propriété, les mœurs, lasociétécivilisée. Des fautes sont commises, mais quelles sont donc les trois années de convulsions du monde dans rhistoire qui ne présentent pas plus de fautes et plus de crimes que ces trois années d'une des crises les plus suprêmes oii le monde se soit trouvé aux prises avec toutes les passions du promut, du passé et de l'avenir? Comparez-leur les trois années de i790 à ii^ùi{ Et osez calomnier encore la Providence et le Peuple de iSiS à 1851 !...
XIII. Vous le voyez donc, il n'y a jamais dans la nature des choses humaines de solution complète, radicale, à rien. Tout est problème et tout est solution à la fois. Un faii en engendre un autre, le monde est une vicissitude sans fin ! La solution suprénie? La savcz-vous, hommes de peu de réflexion? La solution, e*est le temps qui marche, c'est le siècle qui flotte, c'est ladiiBcttlté succédant à la difficulté, c'est le combat perpétuel de Thomme contre les dangers, les imperfections du gouvernement i(uî le pressent, e*cst le travail continu des peuples pour se défendre, s'organiser s'améliorer dans leur condition de vie politique, pour se retourner • sans repos et sans cesse dans ce lit de vagues, d'argile, de bien ou de mal, ou la Providence les condamne à s'agiter, pour fuir le mal et chercher le mieux! Prenez-vous en h Dieu et non à vous ou à nous ! C'est lui qui a fait ces conditions è rhumanité !
XIV* Les solutions ont donc été en définitive 2
Le drapeau rouge de la terreur repoussé;
LB COiNSEILLBR DU FBUPLl.
LV'cIiafaud révolutionnaire exécré et aboli ; La paix européeone, ce patrimoine du saog des peuples, maintenue ;
Les factions démagogiques vaincues} La dictature de Paris déjouée;
La représentation nationale appelée et installée dans sa souycraineté à Paris ;
Le communisme combattu et vaincu par les armes comme par
le bon sens j
La société, la famille, la propriété, le sentiment moral et religieux, défendus, sauvés, honorés ;
La Constitution d'une Uépubliqne modérée faite et mise en action sans résistance, dans un seul déparlement ;
Le Président de la République nommé et accomplissant paisiblement la période constitutionnelle du pouvoir;
Enfin, la faculté réservée à la nation de réviser légalement sa Constitution essayée, et de la rectifier, s'il y a lieu, dans deux ans! Voilà les solutions jusqu'ici!
Un peuple senséet juste s'en contenterait et dirait : « Attendons riieure où d'autres solutions nous paraîtront nécessaires î nous les ferons pacifiquement alors, conseilles par Tlieure, par la circonstance, par rinstinct national qui ne nous manquera pas plus demain qu'hier. «
Voilà le sens commun. Mais œ n'est pas le sens des impatients et des ambitieux. Ecoutez-les :
« Il faut une campagne immédiate contre la République! la guerre de Rome à l'intérieur î
» Il faut une violation hardie et prompte de la Constitution à peine en vigueur! il faut passer la revue des opinions monarchiques et présenter le pavois aux troupes pour qu'elles y placent quelqu'un ! Il faut demander à un régiment de nous faire une Constitution de caserne à la place de la Constitution nationale, faile par la représentation du pays.
» Il faut souffler des cris de vive l'Empereur ! au Peuple ctfairc une douce violence au pouvoir exécutif pour qu'il soit contraint de régner là où il ne doit que régir.
» Il faut souffler des motions factieuses aux conseils municipaux et aux conseils généraux, pour qu'ils déclarent l'insurrection des sontinients monarchiques, et qu'ils fassent la contre-révolution des pétitions sous le mot de stabilité ! «
• En un mot, il faut que la France entière se lave et pousse en tumulte et en masse lecri convenu d'une solution. »
Cela est bien aisé; il y a des voix stupides, des voix à louer, des voix à vendre, des voix à prêter pour toutes les acclamations