XVII. Que craignez-vous donc de Tavcnir? et pourquoi u'ap
LE CONSSaLER Dli PEI FLB
plaiidissez-yous pas sincèrement comme nous à la sagesse du Message? Le Message se fie à la nation, au temps et à Dieu du salut de la France. Ces paroles prouvent que le chef du gouvernement est pénétrée de celte raison générale qui est revenue si proraptement et si unanimement à toutes les classes de la nation.
Il laissera aller la France à son courant et la Constitution à son terme, et qu'a-t-il pour lui et pour nous de mieux à faire? Aimezvous mieux qu'il fasse un parjure que détenir son serment? Aimez-vous mieux qui'i fasse un coup d'étal, c'est-à-dire un crime et une aventure, que défaire son devoir? Aimez-vous mieux qu'il vous précipite dans l'inconnu que de marcher en plein soleil avec vous dans le droit chemin de Ja légalité et de la Coastitalion
XVIII. Vous dites : Mais qui nous assure que rAssembléc constituante qui viendrait pour faire les deux ou trois modifications nécessaires et prévues à la Constitution ne sera ni une assemblée de démagogues sanguinaires, ni un sénacle de socialistes les yeux bandés, ni une assemblée de royalistes fous pressés d'étouffer la République et de se battre après pour se disputer sur nos ruines la place de deux ou trois trônes ?
Qui vous le dit! la France elle-même. Voulez-vous un meilleur témoin, un plus sûr {garant? Quelle que soit la manière dont vous rinterrogiez en 485^ (et je se doute pas que ce soit par le suffrage universel purifié, mais rétabli dans son universalité), elle vous répondra par ee qu^elte est. Est-ce que la France est un club de démagogues sanguinaires? est-ce que la France est une secte do socialistes chimériques et aveuglés par le fanatisme de Timpossible ? est-ce que la France est un salon de royalisme insensé et de trône à tout prix, même au prix de la société perdue? Vous savez bien que les différents partis sont, le premier, un parti qui ne compte pas, le parti du crime ! le second, un parti qui ne compte plus, le parti des rêves ; le troisième, trois partis en un, qui se neutralisent les uns les autres, et qui, lors même qu'ils se coaliseraient, ne prévaudraient pas contre les dix millions de voix du peuple ennobli par le suffrage universel et par l'égalité. La Franee ne vous enverra que ce qui est en elle, soyez-en sûn, une assemblée constituante d^bommes de toutes les classes, pris avec réflexion dans tous les partis honnêtes dont elle se compose, en proportion exacte du nombre et de la valeur morale de chacun de ces partis, c*est-à-dire Timage de la France elle-même! et elle les enverra avee le mandat de prudence, de modération et de sasalut commun dont la France est de plus en plus inspirée ? Voilà ee que sera TAsseinblé constituante, parce qu^elle ne peut pas être autre chose!
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Ce sera l'Assemblée constituante de 1848 après expérience^ examen et réflexion. Voilà, encore une fois, entre les maios de quelle assemblée votre sort sera confié en 185â. Ajoutez un gou" verncment établi, une administration en Videur, une armée iidcle à son devoir et à la nation, et la solution qui sortira dW pareille assemblée souveraine sera la république représentative, parceque si cette solution était la république de 1793, elle serait démentie par le temps ; si elle était la république socialiste, elle serait démentie par le bon sens et par la société ; et si cette solution était monarchie, elle serait démentie par Timpossible et par dix révolutions!
Le Message du Président de la République a donc eu raison de dire : Dteti fera to reste ! Mais Dieu, dans sa providence, se sert pour agir de la main des peuples, et le peuple n^aura d'autre solution sous la main que la République. Le Message Ta compris et il Ta dit d*avance. Cest là son génie!
LAMARTLNË.
Hepréieniani du Peuple^
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ALMANÂGfl POLITIQUE.