‹ Le conseiller du peuple ou Réflexions adressées aux Canadiens-français [microforme]Chapitre 25 sur 39 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

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sance. Presque tous y sont esclaves des riches propriétaires. On ne veut pas le reconnaître, il est vrai, car on vit sur une terre libre; mais le fait n’en est pas moins réel. Le voici: Un Canadien arrive-t-il aux Etats-Unis, il veut travailler, il trouve de l’emploi. On lui avance des provisions, il se met à l'ouvrage pour payer ce qui lui est. avancé; pendant ce temps de nouvaux besoins se font sentir; le bourgeois y répond et de nouvelles dettes se contractent ; en sorte qu'il devient impossible à l'employé de pousser plus loin son énergie; on le tient dans des dettes continuelles. S'il veut chercher ailleurs du travail, co le notifie d’un paiement spontané et ainsi on Je force à ccntinuer.

# [1 y a environ mille familles canadiennes disséminées sur toute la frontière de l'Etat de New-York ; et de ce nombre c’est à peine si on en trouve vingt-cinq qui jouissent de l’aisance dont jouissent au Canada, je ne dis pas nos bons cultivateurs, mais même ceux quitiennent le milieu entre l'abondance et le nécessaire. Si par la force de son génie et de son industrie, l'émigré aux Etats-Unis s'élève un peu audessus du nécessaire, on sait bien l'arrêter dans sa marche vers la fortune. Tant qu'on a besoin de scn travail on le protége et on lui fournit une honnête aisance ; mais du mnoment

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