‹ Le conseiller du peuple ou Réflexions adressées aux Canadiens-français [microforme]Chapitre 27 sur 39 · TELE TRE · texte numérisé non relu

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186 LE CONSKILLER

nistère de celui qui en est chargé, en ayant perdu l'habitude, il demeure ‘dans son triste état. Ainsi lui et ses enfants vivent dans l’oubli et l'ignorance de leurs devoirs religieux. Ils deviennent absolument indifférentset, quelques fois même, ils finissent par abandonner tout à fait le sentier du devoir et s’allient à l'erreur afin d'étouffer jusqu'aux derniers remords de la conscience. Qu'on ne croie pas que j'exagère, ce n'est malheureusement que trop vrai. Quand l'homme est abandonné à lui-même, qu'il ne sent plus le frein de la religion, qu'il se trouve contimuellement exposé à l'influence du protestantisme et du sensualisme combinés ensemble, cn comprend facilement ce qu'il en doit résulter. Dans certaines localités, sur les frontières, on compte jusqu'à vingtcinq et trente familles qui ont apostasié depuis trois ou quatre ans. D'autres contractent des alliances en présence des squires et restent dans leur malheur des années; quelques fois, et on peut dire presque toujours, ils persévèrent dans leur malheur jusqu'à la fin. Les enfants demeurent sans le baptème jusqu’à ce qu'ils puissent être apportés au Cauada ; un grand nombre meurent avant d'avoir ce bonheur. Les pêres et mères s'endurcissent dans le mal, et les enfants sont élevés dans l'ignorance la plus complète. Il m'arrive souvent d’en rencontrer

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