‹ Le Conservateur littéraire. Edition critique publiéeChapitre 107 sur 115 · Nous lui ferons ici une critique plus sérieuse · texte numérisé non relu

Nous lui ferons ici une critique plus sérieuse

Clodoric, à qui Aurelle a déclaré les volontés du

tyran, se félicite de ne point connaître la retraite

de son père, par crainte de le trahir pour sauver la

. vie à Edelinde. Ce sentiment nous semble faux;.

14^ Clodoric ne doit point hésiter; il le pourrait tout

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au plus, si on le menaçait de livrer son amante à

un rival.

Et plus loin Adelmar paraît, et lui annonce que

son père viendra la nuit lui parler dans le palais. i5o II semblerait plus naturel que le vieillard ne vînt

pas au milieu de ses ennemis et que son fils l'allât

trouver dans sa retraite. Nous sommes fiers de

nos règles, et nous sommes sans cesse à les

éluder.

i55 Mais le quatrième acte s'ouvre; il est nuit. Glo-

doric est seul.

Je n'entends plus les voix qui frappaient ces enceintes.

Mais des vents de la nuit les solitaires plaintes,

Qui, pleines de courroux, de moments en moments i6<> Conforment leurs soupirs à mes gémissements.

Ciel! fais crouler ces tours sur de coupables têtes...

Palais de nos aïeux, vos portes sont donc prêtes

A s'ouvrir au tyran qui nous a dépouillés!

De son nom criminel vos murs seront souillés : i65 Vous verrez effacer les titres de vos maîtres, [222|

Et tomber les drapeaux conquis par nos ancêtres!

Vous verrez vos sujets, inondant votre seuil,

Pour flatter nos bourreaux fouler notre cercueil.

Et nous ne serons plus!..,

170 Tout a coup deux étrangers s'avancent. Qui marche vers ces lieux? s'écrie Glodoric.

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