DBS HEM S PLAISIRS. PAR LE MARQUIS DE LA ROI Z1KRE
administration. — M. le marquis île la fiou:ièrc, directeur-administrateur; M. Vinit , secrétaire. Les attributions de l'administration son! spécifiées par ie règlement du Conservatoire.
enseignement. — Comités d'enseignement des deux écoles.
M. l'intendant des Menus-Plaisirs du Roi charge, sons les ordres de MM. les premiers gentilshommes de la chambre
de Sa Majesté, delà surveillance immédiate de la chapelle du Roi et des spectacles, exerce de droit, près des Comités d enseignement des deux écoles du Conservatoire royal, les attributions suivantes :
Il assiste, lorsqu'il le juge convenable, aux séances et aux examens des Comités d'enseignement; il y prend voix délibérative: il requiert, pour le service de la chapelle du Roi et des théâtres, les sujets qu'il juge nécessaires; il se concerte avec le directeuru Iministrateur du Conservatoire pour faire suivre aux élèves les genres d'instruction musicale et dramatique propres au bien des divers services auxquels ils sont reconnus utiles par les Comités d'enseignement.
Les fonctions de M. l'intendant des Menus-Plaisirs du Roi dans le Conservatoire royal sont honoraires. En conséquence des dispositions réglementaires du Conservatoire, la destination des élèves sortant des écoles sera soumise par le Directeur à l'approbation de S. E. le Ministre de 1 Intérieur.
Le Directeur du Conservatoire : Le Marquis dk la Rouzière.
I \i cli. nat., O3 1799.]
CCCXXX.V. — ordre d'Évacuation des bâtiments rendus à l'intendance des mems plaisirs; avis qu'il sera compris
LE PLIS GRAND NOMBRE POSSIBLE DE PROFESSEURS DU CONSERVATOIRE DANS L'ORG INISATION DE L'ÉCOLE ROYALE; 1 'l MARS 1 (Si 6.
If. le comte de Pradel à M. le marquis de la Routière.
Les dispositions que le Roi a ordouuées, Monsieur le Marquis, dans la portion des bâtiments appartenant à l'Intendance de» Menus, qu'occupe en ce moment le Conservatoire de musique, exigent qu'ils soient évacués, d'ici au a 5 mars prochain, par toutes les personnes attachées à cet établissement.
Je vous invite à prendre les mesures nécessaires pour qu'à cette époque cette évacuation soit terminée. Comme ces dispositions ne peuvent s'étendre au mobilier, puisque, dans un intervalle de temps aussi court, il est impossible de trouver un local où on puisse le transférer, et que d'ailleurs il reste à statuer sur sa destination définitive, il sera nécessaire de faire faire, en votre présence et en vous concertant à cet effet avec M. l'intendant des Menus, un inventaire exact, dont une copie lui sera remise et l'autre restera entre vos mains.
Mon intention est de comprendre dans l'organisation de l'Ecole royale de chant et de déclamation le plus qu'il me sera possible des anciens professeurs du Conservatoire de musique, et en général des personnes attachées à cet établissement. Je vous prie, Monsieur le Marquis, de leur en donner l'assurance de ma part et d'être persuadé, pour ce qui vous concerne, que, si je n'étais pas assez heurenx pour pouvoir vous offrir au Ministère de la maison du Roi la place que je désire et espère vous y procurer, j'appuyerais de tous mes moyens vos réclamations auprès de S. E\. le Ministre d ■ l'intérieur, pour obtenir un dédommagement auquel vous avez des droits cpie j'apprécie. Recevez, etc.
[Copies : \rch. nat.. O3 ! 798 , <l3 i735, O3 i8i4.]
3° RÉCLAMATIONS DES PROFESSEURS RÉFORMÉS; CONCESSIONS DE PENSIONS, INDEMNITÉS, ETC., 1816.
CCCXXXVI. LE DIRECTEUR DU MINISTÈRE DE LA MAISON DU ROI DEMANDE AU MINISTRE DE L'INTERIEUR
DE SE CHARGER DES PENSIONS AUX PROFESSEURS REFORMES, '2 1 FEVRIER 1 8 1 6.
A M. le comte de Vaublanc , Ministre de l'intérieur.
.Monsieur le Comte, j'ai reçu la lettre que V. E. m'a fait l'honneur de m'ad cesser le îG de ce mois en m'envoyant le compte règle au 3i décembre dernier des fonds versés à la caisse d'amortissement pour le fonds de retraite des professeurs attachés au Conservatoire royal de musique; cette communication m'oblige à vous faire quelques observations dont vous apprécierez sans doute l'exactitude et sur lesquelles il me paraît urgent qu'il soit pris une détermination. Lorsque des motifs de convenance et d'économie engagèrent V. E. à me proposer de mettre le Conservatoire de musique à la charge de la liste civile, elle pressentit elle-même que cette disposition allait imposer au Roi un surcroît imprévu de dépenses auxquelles il serait impossible de subvenir dans les circonstances présentes, sauf des réformes et ries réductions indispensables en conséquence; vous me fîtes l'honneur de me mander, le 12 janvier, que quelques-unes des personnes attachées à cet établissement jusqu'à ce jour ne devant probablement pas être conservées sur les nouveaux états, V. E. examinerait si leurs services les mettraient dans le cas de recevoir sur les fonds de son ministère des retraites ou des traitements provisoires: j'ai maintenant à réclamer de vous, Monsieur le Comte, l'accomplissement de cette promesse, qui seule peut me permettre d'exécuter les ordres du Roi, en me renfermant dans les limites que me prescrit la situation du trésor de la couronne.
J'aurai encore l'honneur de vous faire une remarque non moins fondée et qui est ('gaiement justifiée par des motifs qui ont dirigé V. E. dans la mesure qu'elle m'a proposée. Vous avez reconnu, Monsieur le Comte, le désavantage qu'il y aurait à réformer deux établissements de même nature et l'utilité qu'il y aurait de placer l'École royale de musique sous la même autorité que les théâtres royaux qui doivent y trouver les artistes dont ils ont besoin; ainsi l'intendant des Menus-Plaisirs se trouvait naturellement être le directeur de l'établissement sans qu'il y eût lieu de lui accorder aucune augmentation de traitement; cependant, lorsque V. E. me fit part de la détermination au sujet du Conservatoire, on avait depuis peu de jours confié la direction de cet établissement à M. le marquis de la Kouzière, qui, d'après les éloges que vous en avez faits, Monsieur le Comte, mérite sans doute les bontés du Roi. J'apprends de plus que, pour remplir ces nouvelles fonctions, il a quitté une place avantageuse, et cette circonstance me met à son égard dans une situation embarrassante que vous seul pouvez faire cesser; il serait bien pénible de faire tourner au désavantage d'un fidèle serviteur du Roi une grâce obtenue par l'intervention de V. E. , qui, d'un autre côté, reconnaîtra l'accroissement inutile de dépenses qu'entraînerait une place de directeur, lorsque surtout les fonds de l'Ecole royale de musique seront désormais confondus avec ceux dont se compose le budget de l'Intendance des Menus-Plaisirs. J'ose donc vous prier instamment de vouloir bien me faire connaître le plus promplement possible vos intentions sur le dédommagement que vous pourrez donner à M. le marquis de la Rouzière. ainsi que sur les autres employés ou professeurs qui seront réformés. Je prie V. E. d'agréer, etc.
[Arcli.nat., O3* 1697, P- 43-]
CCCXXXVII. LE -MINISTRE DE L'INTERIEUR EXPOSE SES VUES PRIMITIVES SUR L'ORGANISATION DU CONSERVATOIRK
ET REFUSE DE SE CHARGER DES PENSIONS DUES POUR DES REFORMES QU'IL N'A POINT PRONONCEES; 9 MARS l8l6.
A M. le comte de Pradel, directeur général du Ministère de la Maison du Roi. .Monsieur le Comte, j'ai sous les yeux vos lettres des 21 février et 7 mars relativement au Conservatoire de musique et de déclamation.