‹ Le Conservatoire national de musique et de declamationChapitre 128 sur 473 · NOMS. FONCTIONS. TRAITEMENTS · texte numérisé non relu

NOMS. FONCTIONS. TRAITEMENTS

Peine Inspect' général des classes a,oonf 00

Composition.

Cherubini Style ou genre 3,oou 00

Méliul Idem 3,ooo oo

Eller Fugue et contrepoint .... a, 000 00

Dourlen Harmonie 1,900 00

Daussoigne \ccompagnenient pratique . 600 00

Musique vocale.

Garai Classe de perfectionnement

Crivelli Art du chant

Boulanger Répétiteur de vocalisation .

De Garaudé Idem

Martin Chant déclamé

( iuicliard Idem

Henry Prof, de solfège (hommes)

Bogat Professeur adjoint

Halevy Répétiteur

Goberl Prof, de solfège (femmes).

Vcillard Professeur adjoint

M'1* Goblin Répétitrice

Musique instrumen taie.

Pradher Piano, classes des hommes

Zimmermann .... Idem , répétiteur

Adam Piano classes des femmes .

M"e Michu Idem, répétitrice

Kreutzer aîné .... Violon

Kreutzer jeune.. . Violon (honoraire).

Baiilot Violon

Ilaheneck aîné. . . Violon (honoraire).

Baodiot Violoncelle

Levasseur Idem i,5oo 00

Guillou Flûte i,2„o 00

VtMrt Hautbois

TRAITEMENTS

3oo 00

3oo 00

i,5oo 00

5oo 00

i,5oo 00

i,5oo 00

i,5oo 00

i,5oo 00

\. Lefevre Clarinette

Duvernoy (Ch.). . Clarinette (honoraire).

Dolçambre Basson 1,200 00

Gehaoer (F.). . . . Idem( honoraire) 1,200 00

Domnich Cor 1,200 00

Dauprat Répétiteur 600 00

Duvernoy (F.). . . Cor (honoraire).

Déclamation.

Saint-Prix Tragédie a, 000 00

Fieury Comédie a, 000 00

Baptiste Idem 1 ,5oo 00

Michelot Idem 1 ,5oo 00

Milon Maintien du corps 1,300 00

Agents divers.

Rose Bibliothécaire

Colvin Commis

Perreau Gardien d'instruments. . .

Blanchel Accordeur

Lupot Luthier (honoraire).

Dutey Garçon de classe

Félix Idem

Canivet Garçon de bibliothèque.

Frais généraux.

Frais de tournée pour les examens

Chauffage, entretien de la bibliothèque cl des

instruments et dépenses imprévues 5, 000 00

Entretien des élèves pensionnés 600 00

Habillement de trois garçons 1,100 46 -1

Gratifications 800 00

3oo

5oo

3oo

f)Q,3oc '16

Fonds d'insuffisance 1 0,699

Paris, le 28 mars 1816. Approuvé à la somme de quatre-vingt mille francs : Le Comte de Phadkl.

[Arch. nat., O3 1798. | ' Et 5oo francs de gratification.

■ Et 3oo francs de gratification.

L'habillement de ces trois hommes leur est donné pour 3 ans. Le premier établissement coûte 1,100 fr. '16, mais au bout de i8mois, il y a

un renouvellement qui coûte 334 fr. 35. et dans la 3' année, un de 3i8 fr. 66.

CCCLXIi. RAPPORT DE L'INSPECTEUR GENERAL PERNE À L'INTENDANT DE LA FERTh; I :i A\RIL l8l6.

Votre sollicitude pour tout ce qui regarde l'art < Ira ma tique et l'art musical vous a fait obtenir de Sa Majesté la réorganisation de l'École royale de musique et de déclamation créée en 178/i. La plus grande partie des professeurs du Conservatoire a élé appelée à enseigne-: dans les classes qui doivent composer cet établissement. Désirant que la mise en activité de service eût lieu le plus tôt possible, vous avez fait convoquer le 6 de ce mois tous les professeurs composant l'Kcole royale en assemblée générale. Le but de cette assemblée était l'admission des élèves les plus avancés du Conservatoire dans les classes de l'Ecole royale, d'après les renseignements pris de vive voix des professeurs sous lesquels ils axaient commencé leurs études.

Vous avez ordonné, Monsieur l'Intendant, que des examens seraient ouverts pour entendre ceu\ des élèves qui faisaient partie des classes supprimées du Conservatoire et qui pourraient être admis à l'Ecole royale, (les examens ont déjà eu lieu pour un grand nombre de classes, en présence de M. le secrétaire généra) des Menus-Plaisirs, par l'inspecteur

général et MM. Méhul et Cherubini, professeurs de composition Demain samedi i3, repos, pour prendre les

mesures dispositives à l'entrée des classes que vous avez fixée à samedi prochain, 17 du courant

j \10I1. du Conservatoire.]

CCCLXIIL RAPPORT SUR LA MISE EX ACTIVITE DU SERVICE DES CLASSES; l" MAI 1 8 1 6.

Le rapport que j'eus l'iionueur de vous faire , en date du 1 a avril écoulé , vous faisait connaître les mesures qui avaient été prises tant par le Comité d'enseignement que par moi pour, d'après vos ordres, mettre au plus tôt en exercice les diverses classes qui composent l'Ecole royale de musique et de déclamation. \ cet elfet , MM. les professeurs se rendirent aux jours et heures que je leur avais indiqués, et les classes s'ouvrirent dans l'ordre suivant :

Le 17 avril, t" période, de 8 h. i/-j à 10 h, 1/2 : harmonie, M. Dourlen; solfège, M. Rogat; violoncelle, M. Levassent-; flûte, M. Giiillou; hautbois, M. Vogt. — 9* période, de 11 heures à 1 heure : piano. M. \dam; chant, M. Boulanger (cette classe a élé tenue pour la première fois le 22). — 3' période, de 1 h. t/a à S h. ifs : solfège, M. Fasquel , professeur; M. Ilalévy, répétiteur: cor, M. Domnich; violon, M. Kreutzer.

Le 18, ont commencé dans l'ordre des heures susdites les classes suivantes : /" période : solfège, M. (ïobert; violoncelle, M. Baudiot; clarinette, M. \. Lefèvre; basson, M. Delcambre; cor, M. Dauprat. — a 'période : accompagnement . M. Daussoigne (cette classe a élé tenue pour la première fois le a3); piano, M"' Michu: violon, M. Baillot ( M. Habeneck). — 3' période : solfège, M. Henry ; piano, MM. Pradher, Ziinmerinam; solfège, M"' Coblin, contrepoint et fugue, M. Eler ( celte classe a été tenue pour la première fois le 2 4).

Le 22, composition, classe de M. Cherubini (celle de M. Méhul est à ouvrir lorsqu'il se présentera des aspirants avec les conditions requises).

Les 22 et 23, maintien du corps, M. Milon; le 22, chant, MM. Guichard, Martin, Boulanger, de Garaudé; le 23. M. Blangini; le 2/1 et le 25. les classes de déclamation.

Du 17 au a5, toutes les classes furent donc mises en mouvement. 1 ko ('lèves y fureul admis.

Pkrne.

| Aicli. du Conservatoire.]

CCCIA1V. RAPPORT AU MINISTRE DE LA MAISON DU ROI SUR L'AUGMEXT \TIOX DU PERSONNEL ENSEIGNANT;

Conformément aux délibérations verbales émanées du cabinet de M. le Comte, on a l'honneur de lui proposer d'arrêter : i° qu'il sera pourvu au remplacement de feu M. Méhul, en sa qualité de professeur à l'Ecole royale de chaut et de déclamation, classe de composition musicale; 2° qu'il sera attaché à celte même classe un sixième professeur; 3° que le nombre des professeurs de la classe de chant à cette même école sera porté à 1 k au lieu de 1 1 ; k° qu'il sera accordé à la

classe de déclamation dramatique un quatrième professeur spécialement destiné à renseignement de la déclamation lyrique, et deux répétiteurs; 5* qu'il sera attaché à cette même école un professeur d'orgue et un maître d'escrime; fi" qu'il est pourvu ii toutes les places ci-dessus énoncées ainsi qu'il suit : le sieur Rerton remplace le feu sieur Méhul, avec même titre, mêmes fondions et même traitement qu'avait ce dernier; le sieur Le Subir est nommé professeur de la classe de composition musicale, avec titre et fonctions de professeur de contrepoint et d'idéal et aux honoraires de -i,ooo francs. Sont nommés professeurs de chant les sieurs Plaxtade, Lays et Gérard, chacun avec appointements de :>,ooo francs el avec les fonctions particulières qui leur seront ultérieurement assignées; est nommé professeur de déclamation lyrique, avec appointements de 2,000 francs, le sieur Laisné: est nommé maître d'escrime, avec appointements de / ,soo francu . le sieur Lamotte.

Il sera ultérieurement pourvu aux places de professeur d'orgue et de répétiteurs de déclamation. Et dès à présent les appointements de ces places sont li\és, savoir : pour le professeur d'orgue, à 1,0 00 francs, et pour chacun îles répétiteurs de déclamation, à 800 francs.

Approuvé la formation , mais ne faire les nominations qu'au mois de décembre.

[Arch. nal., Oa i 799.]

CCCLXV. PROTESTATION DES PROFESSEURS DE L'ECOLE ROYALE CONTRE L'ECOLE DE CHANT DE L'OPERA ;

MESURES PROPOSÉES (l8l8?).

Monsieur l'Intendant général ,

Les soussignés, membres du Conseil d'administration et professeurs de l'École royale de musique et de déclamation, sentent assez ce qu'ils doivent aux honorables fonctions que l'autorité leur a confiées el ce qu'ils se doivent à eux-mêmes pour vous adresser une réclamation qu'ils vous supplient de mettre sous les yeux de l'autorité supérieure.

En appelant les soussignés aux fonctions de professeurs de l'Ecole royale, l'autorité a sans doute reconnu qu'ils possédaient les talents nécessaires pour les remplir. Plus particulièrement témoin, Monsieur l'Intendant général, de leurs efforts et de leur zèle , vous savez qu'ils font journellement preuve d'un absolu dévouement. Avec un tel concours de moyens , avec d'aussi heureuses dispositions, fiers d'être attachés à la maison du Roi, encouragés delà haute protection d'un Ministre essentiellement ami des arts, et dirigés par vous, Monsieur l'Intendant, qui les cultivez et les aimez, les professeurs soussignés pouvaient espérer de voir prendre à l'Ecole royale un essor et un éclat qui eussent été la plus précieuse récompense de leurs travaux: mais une rivalité et des combinaisons fatales à l'art, semblent vouloir détruire leurs espérances et tromper leur attente.

L'administration de l'Académie royale de musique a établi dans son sein une école de chant. Elle y a appelé un ancien professeur de l'Ecole royale qui ne l'a quittée que parce qu'il aurait fallu, pour y rester attaché, qu'il consacrât réellement à l'enseignement son temps et ses talents. A cette école, sont appelés et mandés tous ceux des élèves de l'Ecole royale sur lesquels l'administration de l'Académie croit fonder quelque espoir. Ces élèves y reçoivent des leçons qui contrarient celles des professeurs soussignés, non seulement par les heures auxquelles on les donne, mais encore par une différence souvent totale dans le mode et le plan.

De là résultent de graves inconvénients, et pour l'élève, et pour l'École royale. L'élève instruit à deux écoles ne lient à aucune des deux, il flotte incertain entre deux genres opposés et, s'il adopte l'un des deux, il a au moins eu la peine d'étudier, d'apprendre et d'oublier celui des deux auquel il renonce. L'Ecole royale nous fournirait au besoin. Monsieur l'Intendant, de nombreux exemples à l'appui de nos assertions

De deux choses l'une, Monsieur l'Intendant, ou l'Ecole royale de musique doit être chargée de l'enseignement musical . et la masse de ses professeurs est parfaitement digne de la confiance dont le Roi a daigné les investir; ou bien cette école est mal organisée, mal composée et insuffisante.

Dans le premier cas, nous réclamerions contre un conflit d'instruction qui ferait qu'en dernière analyse il n'y en aurait aucune, et, si nos réclamations étaient sans effet, nous demanderions à nous démettre de fonctions que nous ne pourrions plus remplir avec avantage pour l'art, et avec honneur pour nous-mêmes. Dans le second cas. nous serions les

CO.NSEIHATOIIIE. 27

premiers à désirer que 1 autorité avisât, dans sa sagesse, à une organisation plus parfaite, et qu'elle fit choix de professeurs plus habiles et plus laborieux que nous.

Vous avant ainsi soumis, Monsieur l'Intendant, des observations que le découragement et le sentiment de notre devoir nous dictent, daignerez-vous nous permettre de vous indiquer les moyens que nous croyons les plus propres à porter remède au mal?

Ces moyens sont : i° l'abolition de toute école ou classe de chant pour les élèves aspirants aux. débuts de l'Académie royale de musique et dans tout autre théâtre royal: 2° une décision positive qui ordonnera que tout élève qui, dans les examens trimestriels ou semestriels, sera reconnu propre à débuter à l'Académie royale de musique, continuera sans interruption à s'\ préparer dans les diverses classes de l'Ecole royale, qu'il débutera, qu'après ses débuts l'administration de l'Académie royale le refusera ou l'acceptera, et que, dans ce dernier cas, elle agira à son égard, en tant que concerne l'instruction, comme elle agit à l'égard de ses acteurs engagés: 3° comme l'Académie royale possède, dans son chant déclamé et plus encore dans son récitatif, un stvle qui lui est particulier, ordonner que les deux chefs de chant de l'Académie royale sont et seront de droit professeurs de l'École royale de musique, et qu'ils y enseigneront la déclamation lyrique, les styles, le rythme et la mesure du chant et du récitatif du grand-opéra à tous les élèves appelés et préparés, dans les classes de l'Ecole royale, à y débuter.

Tels sont, Monsieur l'Intendant, les moyens de porter remède au mal, nous dirons plus, de produire le plus grand bien en opérant la réunion intime de l'École royale avec l'Académie royale de musique. Cette réunion ne s'est point effectuée jusqu'à ce jour, et les efforts de l'administration du Conservatoire n'ont jamais pu la produire d'une manière réelle et sincère.

Toutefois le Conservatoire a su faire reconnaître et respecter sa suprématie comme corps enseignant, il a conduit ses élèves aux débuts de l'Académie royale et de tous les théâtres royaux, à travers ses classes et ses exercices, sans souffrir que la pureté de leurs principes et le style de l'école fussent altérés par une instruction étrangère, et le public n'a pas pensé que les Albert, Duret, Ponchard, Levasseur, Lecomte, Palard et autres eussent besoin de se perfectionner dans d'autres classes que celles où ces artistes avaient puisé un talent que la seule habitude du théâtre pouvait développer et polir.

Nous avons l'honneur de vous engager dans les termes les plus pressants à mettre ces observations sous les yeux de M. le comte de Pradel, en le suppliant de vouloir bien, par une prompte décision, mettre un terme à notre découragement et rendre à l'École royale le rang, les privilèges et la considération qui sont inhérents à son institution.

[Arch. du Conservatoire.]

Page 1