‹ Le Constructeur. Tables, formules, règles, calculs tracés es renseignements pour la construction des organes de machines. Aide-Mémoire à l'usage des ingénieursChapitre 223 sur 278 · TRAYEUSES · texte numérisé non relu

TRAYEUSES

dans le second. Ia;s pièces frottantes sont ici fixées sur des tourillons, qui terminent l'axe de la traverse. Rn admettant qu’on

fasse le diamètre de ces tourillons égal à ^ , comme l’indique

la figure, il convient d’adopter le nombre 3 pour leur longueur proportionnelle. Lorsque la longueur du bras de la traverse

devient considérable, il peut être nécessaire de prendre, pour le diamètre il' des tourillons, une valeur supérieure à celle d’un tourillon d’extrémité ordinaire; dans ce cas, on doit, pour plus de sûreté, déterminer ce diamètre en considérant le bras de la traverse comme un fuseau d’axe de longueur a (v. § 88 et 96).

Dans la traverse, représentée par la fig. 604, l’effort est transmis par un tourillon à fourchette, qui affecte, en outre, la forme sphérique; sur la figure, la pièce à fourchette, qui est

Fig.jGtM.

clavelée sur la tige du piston, est supposée en fer; dans le cas où elle devrait être en fonte, il faudrait augmenter les dimensions de la douille, qui reçoit la tige, porter son épaisseur à 0,28 rf, et sa longueur à 1 ,75 d, . Les glissières se trouvent ici notablement plus rapprochées de la tige du piston que dans le dispositif précédent.

Dans les machines à vapeur des navires à hélice, il s’est introduit peu à peu un système de construction, qui exige une traverse d’une disposition particulière. C’est le système avec bielles en retour, qui permet de placer l’arbre coudé entre le couvercle du cylindre et la traverse; la tige du pistou se trouve

TIUVKIWES.

alors décomposée en deux tiges parallèles, dont le plan est incliné par rapport à cet arbre. 11 existe plusieurs types de traverses de ce genre. La fig. 0o5 représente celui de Maudslay. La traverse, dont la forme est celle d’un axe ordinaire, porte deux douilles en saillie, destinées à recevoir les tiges du piston. La saillie E de chaque douille dépend du diamètre de l’arbre coudé, tandis que la distance A se détermine d'après la largeur du bras du coude. Les coulisseaux de la traverse se trouvent en dehors des tiges de piston. Dans d’autres dispositifs (celui de Ravenhill, par exemple) ils sont établis, au contraire, entre le tourillon du milieu <ï et les tiges de piston, qui doivent être pour cela suffisamment écartées. La garniture inférieure de chaque coulisseau est en bronze et est maintenue au moyen de clavettes.

Fig. G05.

On doit déterminer les dimensions de la traverse comme celles d’un axe , en ayant soin de ne pas perdre de vue que les forces

, appliquées au bras E, tendent ii produire non seulement

une flexion, mais encore une torsion du corps de la traverse. Lorsqu’on a déterminé le diamètre et du tourillon , on doit prendre, pour sa longueur, une valeur telle que la pression, par unité de surface, ne soit pas trop faible (v. §218). Dans les machines anglaises, la pression, par unité de surface, sur le tourillon, varie de 0k,6 ii lk et même 4/3\ Quant au diamètre ô des boulons, il convient ici encore de le déterminer par la formule (229).

Fig. 606. Traverse de Stcphenson. Dans ce dispositif, les glissières se réduisent, en réalité , à nnc seule , de telle sorte que la traverse n’a plus que deux faces frottantes, au lieu d’en avoir quatre, comme dans les types précédents. Les deux tourillons de la pièce intermédiaire, qui est eu fer, s’engagent dans les deux branches d’une bielle fendue sur une grande longueur.

TRAVERSES

Comme garniture des surface» frottantes, le bronze est encore ici très - convenable ; seulement, pour rester dans le» conditions des

Fig. 600.

types précédents , il convient de prendre chacune de ces surfaces égale à h P. Cependant, dans les locomotives, par suite de l’espace restreint dont on dispose, on rencontre souvent des surfaces plus petites, qui s’abaissent, par exemple, jusqu’à 2,5 P.

La fig. 607 représente une disposition analogue, adoptée par liorsig, et qui comporte un tourillon à fourchette, pour lequel il conviendrait que le produit îles dimensions T ■ <C ne fut pas trop petit. Malheureusement, dans la plupart des cas, l’espace

Fig. l»07.

TRAVERSES

limité dont on dispose ne permet pas de remplir cette condition et il n’est pas rare de rencontrer des tourillons de ce genre, où la pression p, par unité de surface, s’élève à 2k, 3k et même au delà. On comprend que, dans de semblables conditions, le tourillon et les coussinets de la bielle soient exposés à de fréquents échauffements et à une usure rapide. Le mode de fixation du tourillon, tel que l’indique la figure, est assez remarquable. La pièce en fonte, qui forme le corps du coulisseau, est garnie de plaques de bronze, ajustées avec soin, qu’il est possible de rapprocher facilement au moyen de feuilles de cuivre ou de zinc, intercalées entre elles et les faces de la pièce en fonte.

La fig. 608 représente une traverse, qni n’est guidée que d’un seul côté. Cette disposition n’est appliquée que dans les cas où le mouvement de rotation doit s’effectuer dans un seul sens, toujours le même, et où, par suite, la direction de la pression sur la glissière reste constante. Pour se mettre à l’abri

Fig. 608.

des efforts accidentels, qui peuvent se produire en dehors du plan vertical conduit par l’axe de la traverse, et de l’action de la contrepression duc à l’avance, dans les machines à vapeur (v. p. 569), le patin de la traverse se termine, sur ses côtés, par deux parties taillées en biseau (ou mieux encore à angle droit), qui s’engagent entre deux rebords de même inclinaison, solidement fixés sur la face horizontale de la glissière. Lorsqu’on emploie la fonte, la surface frottante de la traverse ne doit jamais être inférieure à 5 P et il convient même de lui donner, autant que possible, une valeur plus considérable.

La fig. 609 indique une autre forme de traverse à un seul patin, qui est empruntée à une machine de bateau de Humphry Tonnant. Dans cette disposition, la pression, transmise par la

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