Traverses avec glissières
Dans cette division nous n’avons tenu compte, en aucune façon, du genre de tourillon employé. Nous allons indiquer maintenant quelques-unes des applications les plus importantes des traverses.
Traverses à mouvement libre.
Les fig. 597 et 598 indiquent deux dispositions de petites traverses en fer, à mouvement libre , munies de tourillons doubles. Fig. 597. Fig. 598.
Le diamètre du trou, ménagé pour le passage de la tige du piston, ne doit pas être inférieur à d^.
TR.WEKSES.
Ui traverse, représentée par la fig. 599, est une extension (les deux formes précédentes. On obtient, pour cette pièce , de bonnes proportions, en prenant pour la hauteur h au milieu:
A désignant la longueur du bras. La pression du tourillon agissant précisément sur ce bras, comme dans le levier de la tig. 519, on doit, d’après la formule (220), jjrcndrc, pour sa largeur b, supposée constante:
En admettant ((Uc (/, ait été calculé par la formule (217), qui, pour le fer, donne = Vo,5 P, la relation précédente devient :
dj “ h 7. ■
La courbe du profil peut se tracer par l’un des procédés indiqués au § 101.
!•' Exemple, l’nur la Iracerse, rci>réiientêe par la jaj. 599, on donae la charge V = 4000'' et la longueur du bras A = 400”". En preiutnl, pour cette jnèce, des tourillons d'extrémités ordinaires, nous aurons rf, => 2000
= 45’“"'. Maintenant la formule (H42) donne: A = 2,5-45 + = 112,5
-|- 28,6 ou 141’“"', 1; nom prendrons 140""" et nous trourerons alors: b = 140 “ 400'""’. L'épaisseur de la paroi du moyeu est 0,5
=^, ou 23’""’, la haiit(ur de la clavette est égale à 0,67-45 — 30"’“’ et sa largeur à 0,2 -45 ^ 9
2“ Exemple. Le bateau à cajKur à roues, La l'iata, de 3000 chevaux a des cylitulres à vapeur de 2616""" de diamètre, dans lesquels le
TKjVVEKSï».
maximum de lyreasion est de d'atmosplùre , ce qui correspotul, par piston,
à une charije P de 103000'‘ en nombre rond. Les puissantes tracerses des pistons présentent la disposition de la fig. 509 et otit été exécutées arec une longueur de bras A «=■ 1727""". cotistructeur (Napier) a pris: h = 711"“", b «= 178""“; le dmmètre d'un tourillon d, =» 2.54""" et la Iongueur = 381""", dimensions qui sont presque exactement celles du § 80 pour les tourillons ordinaires d'extrémités; la hauteur du moyeu est de 762, l'épaisseur de ses parois de 127""" et enfin le diamètre intérieur de 2.54""". Les formules précédentes nous auraient donné: dj =225""", h = 685“"", b = 185""".
Traverses avec guides à articulations.
Les traverses, qui doivent être munies de guides à articulations, comportent, en dehors de leurs tourillons d’appui, deux autres tourillons, qui forment la prolongation des premiers. Les fig. 600 et 601 représentent une traverse en fer, avec tourillons guides, qui convient parfaitement pour les tiges de pistons de Kii;. (jOü. Fig. flOl.
machines à balancier et qui a été, dès l’origine, employée par Watt. Les nombres proportionnels, inscrits sur tes figures, se rapportent au même module que celui des têtes de bielles:
où P est la charge totiile de la traverse. Le même module se trouve également utilisé dans les autres traverses qui nous restent à examiner. La charge Pj d’un tourillon - guide peut se déduire de la charge P, d’un tourillon d’appui de la traverse par la formule: 1\ sin.u f245'i
P, “ cos-ii ^ '
TRAVEBSES.
oü a désigne le plus grand angle que fait, avec la direction du mouvement de la traverse, la bielle appliquée au tourillon d, et l’angle que le contre - guide , articulé sur le petit tourillon, fait avec la normale à cette direction, lorsque « est un maximum; le dernier angle est facile à déterminer graphiquement.
Exempk. Si CaiigU «, à «o» maximum, eut île M" et en même
ein.ii 0.34M , , . .
tempü, fi ^ 15°, im a: “ 0~96^ “ nonne
alors: P, = 0,35 P,.
Ordinairement, l’angle u n’atteint 20 “, ou plus, que dans le cas où la bielle agit sur une manivelle, cæ qui se- présente, par exemple, dans les machines à vapeur ù action directe; lorsqu’au contraire la bielle est reliée à un balancier, l’angle u dépasse rarement 10®.
La fig. 602 représente une seconde forme de traverse en fer, avec tourillons -guides. Dans cette disposition, il est très-
Pig. 602.
facile de supprimer la liaison entre la tige du piston et la tête de la traverse qui la reçoit, et c’est là un avantage qui rend son emploi très - satisfaisant pour les machines à action directe.
ij 250.
Traverses guidées par des glissières.
Les traverses, guidées par des glissières, sont celles qu’on emploie, de préférence, pour les machines à vapeur et les
TRAVERSES
pompes; elles présentent des dispositions très - variées , qui se distinguent essentiellement par le nombre et le mode d’emploi des glissières.
La fig. 1)03 représente un type de traverse très-employé, qui comporte quatre glissières. I/orsque la machine tourne constamment dans le même sens et que la pression sur le piston agit toujours dans la direction de .«on mouvement, on toujours dans le sens directement opposé, une seule des deux laces de
Fig. 603.
chaque glissière se trouve pressée et, dans ce cas, la seconde face a simplement pour but de détruire l’effet des efforts accidentels , qui viendraient s’exercer en sens contraire de la pression précédente. Lorsqu’au contraire la pression sur le piston s’exerce, tantôt dans la direction de son mouvement et tantôt en sens opposé, la traverse se trouve pressée alternativement sur ses deux faces. Dans les machines à vapeur, ce changement de direction de la pression sur la traverse ne se produit pas seulement dans la raanihe à contre- vapeur; il est également une . — conséquence forcée de l’avance du tiroir; dans ce cas, il est vrai, cet effet ne se produit qu'aux extrémités de la course.
Les surfiu-es frottantes de la traverse doivent, autant que ])ossiblc, être composées d’une matière plus douce que celle des glissières, afin d’arriver pour ces dernières pièces à une usure plus faible. Pour le même motif, il comient que la surface de chaque partie frottante ne soit pas intérieure à 2,5 P, en désignant par P la pression exercée sur le piston; quelquefois même, on prend une valeur double, soit 5 P. Avec les rapports qu’on admet ordinairement entre les longueurs de la bielle et le bras de la manivelle, la pression p exercée, par unité de surface, sur les parties frottantes, est environ Vi*'’ dans le premier cas et