PIÉDESTAUX ET CHAPITEAUX DES ITII.ONNES MÉTALLIQUES. .'Î
fonte , qui se trouvent soumises à des efforts de traction , comme les colonnes d’entatilemcnt des machines à vapeur verticales, doivent avoir, au moins, une section douille de celle que donnerait une des formules (120), (122), (124) et (126). Dans les bâtiments même, ainsi que le montre le 6' exemple, on adoiite souvent un coefficient de sécurité plus grand que eelui que nous avons introduit dans nos formules; par contre, il n’est pas rare de trouver des colonnes soumises à des charges supérieures aux limites que nous avons indiquées.
Dispositions des colonnes métalliques.
Les colonnes, qu’on emploie comme pièces do bâtis de machines, peuvent être fixées directement, par des moyens connus, sur des plaques de fondation métalliques, on encore, comme les colonnes de bâtiments, rejioser sur un massif en maçonnerie ou eu pierres de taille. Les colonnes de bâtiments, qui doivent être soumises à des (^barges considérables, reposent souvent sur un socle en pierre sans aucun mode de fixation; on se contente d’intercaler une pbuiue de plomb entre la base de la colonne et la surface de la pierre. Dans le cas où on vent obtenir une liaison présentant plus de sécurité, on réunit la colonne an socle par des boulons d’ancrage. Les figures suivantes représentent trois dispositions différentes de ce mode de fixation. Dans toutes Fig. 372. Fig. 373. Fig. 374.
les trois la base d’appui de la colonne se trouve établie audessous du plancher. La base de la première colonne, fig. 372,
34S PIEDESTAUX ET CHAPITEAUX DES COLONNES METALLIQUES.
est encastrée dans une plaque de fondation, de forme spéciale, reliée par un boulon à un massif en briques ; la deuxième colonne, fig. 373, se termine, E la partie inférieure, par un rebord qui sert k la fixer sur un massif en pierre de taille, au moyen de boulons de scellement. Dans le troisième dispositif (Borsig), fig. 374, à l’intérieur du pied de la colonne se trouve placé un cylindre d’une faible hauteur, dont la base, parfaitement dressée, s’applique sur la plaque de fondation et est reliée avec elle par nu boulon qui traverse le massif; entre la surface intérieure de la colonne et ce cylindre existe un certain jeu, qu’on remplit avec du plomb fondu , lorsque la position de la colonne se trouve parfaitement réglée; à cet cflFet, on ménage un petit trou de coulée dans le piédestal de cette colonne.
La partie du piédestal, qui dépasse le niveau du plancher, est plus ou moins ornementée, suivant le style adopté pour la construction du bâtiment Dans la fig. 372, il n’existe qu’un simple filet cylindrique pour raccorder le corps de la colonne à la partie earrée du piédestal; dans la fig. 973, au filet vient s’ajouter un quart-de-rond; enfin la fig. 374 représente ee qu’on appelle une base attique avec deux quart - de - rond , réunis par des filets à une partie en retraite (Trochile).
An point de vue de la construction, les chapiteaux des colonnes présentent des dispositions très -variées, suivant leur mode de jonction avec les autres parties.