ROUES A FRICTION
Les roues à friction coniques sont employées, comme appareils de transmission, dans certains types d’essoreuses, dans les machines à ap])rêter, etc.; mais le nombre de leurs applications est, en définitive, assez restreint.
Roues à coins.
que détenninent les intersections des couronnes avec deux cylindres tangents l’un à l’autre; cet inconvénient est d’autant moins prononcé que les longueurs des surfaces de contact k et k\ sont plus faibles relativement aux rayons R et Pour arriver à
des valeurs de et aussi faillies que possible, pour une
Les roues à coins sont des roues à friction , dont les jantes, formées de surfaces inclinées, pénétrent l’une dans l’autre. Kllcs ont été particulièrement emjiloyées, en Italie par Minotto, en Angleterre par Kobertson et sont souvent désignées par le nom d’un de ces ingénieurs; elles doivent être utilisées de préférence eoinme roues droites (pour arlires parallèles). La fig. 39u domie les coupes des couronnes jiour deux roues à coins simples. La jiression Q à exercer, dans la direction des rayons, est ici notablement plus faible que dans les roues cylindriques du paragrajihe jirécédent. En désignant par ét l’angle des deux faces du coin.
on a, en effet:
Un inconvénient de cette disposition, et qui a janir conséqueuce des frottements plus considérables, tient à ce que les seuls cercles, qui roulent réellement l’un sur l’autre, sont ceux Fia. 390. Fig. 391.
lîOUKS A FKICTtON.
pression «létcrniiiiéc , on fait usage de roues ü eoins multiples, fig. 301. Le plus souvent l'angle West de .‘to® environ; il a une valeur eneore plus faible daus les roues de Robertson. Avee de grandes vitesses à la circonférence, il se produit presque inévitablement un grand développement de chaleur et, par suite, une usure considérable. Minotto a cherebé à rendre pratique l’emploi des roues à coins coniques; à cet effet, il munit l’une des roues d’une rainure unique, disposée de manière h ce que le coin de la seconde roue puisse toujours engrenar exactement au même point Robertson emploie des rainures analogues A celles des roues droites, c’est- à -dire qui ne sont pas susceptibles de se déplacer. On a essayé d’appliquer le mode de transmission par roues aux locomotives destinées à remonter de fortes rampes; mais les essais n’ont jamais porté que sur des modèles à petite échelle; il est probable que, dans ce cas, il se produirait une usure extrêmement rapide. En Amérique, les roues à coins sont cini)loyées avec succès, depuis plusieurs années, dans des machines d’extraction de mines; leur emploi doit être recommandé de préférence pour les transmissions à mouvement lent; toutefois, dans ces dernières années, Gwynne, en Angleterre, et Wehers, à Berlin, scnd)lent avoir obtenu des résultats très - satisfaisants, en les utilisant pour des transmissions rapides, celles de pompes centrifuges faisant 7<po tours par minute; les roues employées préseutaient, dans ce cas, des profils de coins recourbés, dans lesquels on retrouve le dispositif jproposé par Minotto, pour permettre un certain déplacement (1).
Règles relativi's A la disposition des pouiies.
Les poulies sont des roues à frottement à action indirecte, qu’on emploie sons un grand nombre de formes. Nous nous occuperons, en premier lieu, des poulies cylindriques, destinées à recevoir des courroies d’une certaine largeur. Les axes des poulies, réunies par un meme courroie, peuvent présenter, l’un par rapport à l’autre, les positions suivantes;