‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 10 sur 300 · CH.VP1TRE LXXX · texte numérisé non relu

CH.VP1TRE LXXX

Ce fut à ce moment» suivant plusieurs ^écrivains, que» pour Napoléon, s’évanouit le dernifer espoir de paix. On a vu que depuis le la , il n’en avait plus. Il est tnéûie probable que, depuis la fin d avril, ses tentatives pour la conserver eurent pour but de compléter son armement et de rejeter sur la Russie tous les torts d’une rupture. >

Eu partant de Paris Napoléon n avait fait aucune communication ofl&cielle aux grands corps de 1 état sur le but de son voyage, jl était assez connu. Prêt à ouvrir la campagne , il fit ck>nner connaissance au sénat des mésintelligences survenues entre lui et la Russie , des négociations vainement suivies pendant long-temps pour le maintien dé la paix, et des traités d’alliance par lui conclus avec la Prusse et l’Autriche.

Napoléon s’arrêta deux jours à Gumbinen pour expédier et mettre à jour toutes les affaires intérieures et extérieures de l’Empire, et régler la suite des inouvemens de l’artnée. Le 22 la proclamation suivante fut publiée dans tous les corps, excepté les Prussiens et les Autrichiens , dont les commandans furent autorisés à leur faire des proclamations particulières.

« Soldats , la seconde guerre de Pologne est commencée, le première s’est terminée à Friedland et àTilsit; àTilsit, la Russie a juré éternelle 1 allian- ^ ce à la France et guerre à l’Angleterre. Elle viole aujourd’hui ses sermens. Elle ne veut donner aucune explication de son étrange conduite avant que les

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aigles françaises n’aient repassé le Rhin, laissant par là nos alliés à sa discrétion. La Russie est entraînée par la fatalité ! ses destins doivent s’accomplir. Nous croirait-elle donc dégénérés? ne serions-nous donc plus les soldats d’Austerlitz ? Elle nous place entre le déshonneur et la guerre. Le choix ne saurait être douteux, marchons donc en avant! passons le Niémen ! portons la guerre sur son territoire : la seconde guerre de Pologne sera glorieuse aux armes françaises comme la première; mais la paix que nous conclurons portera avec elle sa garantie, et mettra un terme à cette orgueilleuse influence que la Russie a exercée depuis cinquante ans sur les affaires de l’Europe. »

A son départ, l’armée française et alliée était ainsi composée : . i

Vieille garde Maréchal Lefebvre. • * * ) Homme».

Jeune garde Mortier j

«" corps. ...... — Davoust 70,000

— — Oudinot 4a, 000

^ — Ney 40,000

— Italiens. . . Prince vice-roi 4S,ooo

5' — Polonais Poniatowski ' 35, 000

^ ' Bavarois. . . Maréchal Saint-Cvr aa,ooo

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