‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 11 sur 300 · CHAPITRE I.XXX. ' !A · texte numérisé non relu

CHAPITRE I.XXX. ' !A

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a' corpa — Montbrun io,oou

3' — — Grouchy 7.700

4' — — Latoor Maubourg. . . 8,000

Armée autrichienne. . . . . . Schwarzenberg. > v . . 3a,ooo

' ' Total. . . . . 509,700

On estime cju’à l’arrivée de l’armée sur la Dwina , il fallait compter .en moins un tiers de diminution sur chaque coips ; car ces masses formidables étaient arrivées de la Poméranie, de Mayence, de Paris, de Boulogne, de Yalladolid, de Milan et de Naples.

Elle traînait plus de douze cents pièces de canon, trois mille voitures d’artillerie, quatre mille voitures d’administration, sans compter les fourrages des régimens, les équipages des chefs, les voitures enlevées dans le pays , en tout environ vingt mille voitures et deux cent mille chevaux.

C’était une opération gigantesque que de former sur les bords du Niémen un tel rassemblement.

Les forces des Russes s’étendaient depuis la Baltique jusqu’à la Gallicie; elles étaient divisées en trois armées et ainsi cantonnées : la première , de cent trente mille hommes, derrière le Niémen, depuis Rossieny jusqu’à Lida, commandée par Barclay de Tolly, ayant son quartier général à Wilna; la deuxième, de cinquante mille hommes, dans les environs de Wolkowisk, conunandée par Bagration; la troisième , de quarante mille hommes , à Lutsk , en Volhynie, sous les ordres de Tormasow; Platow, avec huit mille cosaques, en face de Grodno. Outre

EMPIRE. — AN l8l‘i.

les trois armées déployées en première ligne, il y avait sur cette frontière une réserve de quatre*vingtsept bataillons et cinquante-quatre escadrons. Quoique éloignée du théâtre de la guerre, l’armée de Moldavie, forte de plus de cinquante mille hommes, non compris les cosaques , commandée par Tschichagof, venait d’être rendue disponible. ‘ >

Un million d’hommes, huit cent mille au moins, le plus grand armement des temps modernes, étaient en présence et prêts à en venir aux mains. ■ i Les Russes, prévoyant que le pays entre le Niémen , la Bérésina et la Dwina serait le théâtre de la guerre, avaient établi un camp retranché à Drissa, à la gauche de la Dwina, pour assurer un point de de retraite aux différens corps de la première armée.

On n’est pas d’accord sur le plan qu’avaient adopté les Russes. L’empereur Alexandre voulait, dit-on, défendre Wilna; le général Barclay de Tolly, au contraire, éviter le combat jusqu’à ce que toutes les forces eussent été ralliées. On assure même que des ordres éventuels de retraite furent expédiés d’avance aux chefs de corps, et que le rendez-vous général fut indiqué à Swenziany.

Napoléon divisa ainsi son armée. A la gauche Macdonald, avec trente mille hommes, la plu- * part Prussiens, marchait de Kœnigsberg sur Tilsit; à la droite le roi de Westphalie, avec soixante-cinq

■ Les évaluations des armées agissantes de la Russie , à cette époque, varient de deux cent cinquante à trois cent mille hommes.

^ Boutourlin , p. tàS.

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