‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 113 sur 300 · CHAPITRE I-XXXVIIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE I-XXXVIIl

palais de Bologne et la terre de Galliera en duché, en faveur de la princesse .de Bologne, Josephine- Maximilienne-Eugénie-Nappleone, sa fille aînée, pour en jouir elle et ses héritiers mâles.

Libre de ses engagemens envers la France et prêt à entrer dans la coalition si elle n’avait pas exigé la cession de la Norwège à la Suède, le Danemarck hésitait èt devait finir par suivre la loi du phis fort. Davoust avait repris les opérations sur le bas Elbe ; Vandamme travaillait à l’investissement de Hambourg et attaqua les îles. Le commandant d’Altona demanda leur neutralisation et que la ville ne fût pas enlevée de vive force. Vandamme refusa la neutralisation, et répondit que Hambourg ne serait point assiégé s’il se soumettait. Les Danois ne cherchaient qu’à retarder l’occupation de cette place. A l’attaquesurrUedeWilhemsbourg, les Français eurent à combattredes troupes danoises, et firent prisonniers un capitaine et quelques soldats. Napoléon fit écrire à son ambassadeur à Copenhague , Alquier, qu’il avait éprouvé une vive indignation;: c’était, lui mandaiton, le dernier. coup de pied de l’âne. Croyait-on que le lion fût mort. Cette conduite répondait mal à celle de l’Empereur, qui s’étah brouillé avec la Suède pour n’avoir pas consenti, à voir enlever la Norwège au Danemarck; elle répondait mal aussi à l’empressement qu’il avait mis à renvoyer' les équipages danois. Il était ordonné à l’ambassadeur de demander que le colonel commandant à Altona fût désavoué et puni. Si le Danemarck manquait à ce qu’il devait empire, VI. 18

à la France, si le moindre acte d’hostilité était commis > l’intebtion de l’Empereur était tjne l’ambassadeur demandât ses passeports et déclarât la guerre. ' Le corps du prince Poniatowski était, pour l’Empereur, un renfort important. Il lui envoya l’ordre de se diriger sur Zittau, si la nouvelle de la bataille de Lutzen ne l’avait pas fait rétrograder sur Gmcovie; la même destination était donnée au bataillon français. Pour cpi’il ne fût mis aucun obstacle à celle du dorps polonais, le roi de Saxe écrivit à l’empereur d’Autriche; Narbonbe fut chargé de l’appuyer, et, si cela était indispensable, de remettre une noté, d’élever même le ton , de parler des lettres interceptées, de dire à Metternich, s'il fallait en venir là, que la mesure était comblée, d’aller enfin jusqu’à menacer de demander ses passeports; l’Empereür préférait qu’on n’en vînt pas à ces extrémités, l’intérêt du moment était de gagner du temps, il était probable qu’à l’arrivée de cette dépêche la gauche de l’armée serait à Berlin et l’Empereur à Breslau; cette position appuierait donc aussi les démarches de l’ambassadeur. L’Autriche n’était pas assez forte pour faire un éclat dans cette circonstance. L’entrée à Dresde, la retraite de l’ennemi, tout ce qui se passait devait lui dessiller les yeux; il était probable qu’elle les ouvrirait tout-à-fait, quand on compterait cent vingt mille hommes à Vérone et autant à Mayence.

‘ Lettre de Caulaîncourt du 1 4 tnai.

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