‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 118 sur 300 · CHAPITRE I.XXX1X · texte numérisé non relu

CHAPITRE I.XXX1X

tout le centre de la position de l’ennemi; à droite, Macdonald chassa Miloradowich de tous les mon-> ticules entre Bautzen et les bois ; les troupes d'Oudinot couronnèrent toutes les sommités des montagnes. L’ennemi fiit rejeté sur sa deuxième position. Blücher seul conservait sà position du matin, et Se maintint entre le corps de Ney et l’armée. Napoléon entra à huit heures du soir à Bautzen , et donna ses ordres pour le lendemain.

Le ai, à cinq heures du matin , il se porta à trois quarts de lieue en avant de Baützen , et fit avancer l’artillerie ; la canonnade s’engagea sans qu’aucune opération de vive force fût tentée. Sur la droite, Oudinot soutenait Un combat plus sérieux. Sentant l’importanoe de la position et craignant que lëUr gauche ne fût tournée, les alliés y avaient réuni une forte partie de leur arméCi Napoléon ordonna à Oudinot et à Macdonald de tenir ferme pour empêcher les alliés de dégarnir leur gauche et letir masquer la véritable attaque.

Vers dix heures, l’artillerie se fit entendre à Ih droite de l’ennemi, et annonçait un vif engagement par delà ses dernières positions. On réveilla Napoléon , qui venait de céder au sommeil au milieu des batteries du duc de Ragusë; il tira sa montré et proclama la victoire. C’était le jmarécbal Ney qui , avec soixante mille hommes, débouchait aU village de KJix. Il avait culbuté le corps de Barclay de Tolly, passé la Sprée , et enlevé le village de Preititz. Alarmés par celte attaque imprévue, les alliés précipi-

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tèrent leurs réserves sur ce point. Souham, qui s’était emparé du village, n’étant pas soutenu, en fut chassé, sa division se retira en désordre. L’ennemi avait dégarni son centre, l’Empereur saisit ce moment. Soult, à la tête du corps de Bertrand, assaillit Blücher de front; Marmont canonna les retrancheraens russes de Basschütz. Par un mouvement à gauche. Napoléon se porta, en vingt minutes, avec la jeune garde et les huit mille chevaux de Latoui’- Maubourg et une grande quantité d’artillerie, sur le flanc droit de la position de l’ennemi, qui était devenue le centre de l’armée russe. Blücher, débordé à gauche par Mortier et Latour-Maubourg, menacé à revers par Ney et pressé par Soult, appela du secours. L’ennemi fut obligé de dégarnir sa droite pour parer à cette nouvelle attaque; Ney en profita, fit donner trois divisions sur Preititz, le reprit et s’éleva sur les mamelons de Klein-Bautzen. Les alliés, voyant leur droite tournée, se mirent en retraite, celle des Prussiens fut protégée par Barclay de Tolly. A l’entrée de la nuit , les Saxons entrèrent pêle-mêle avec son arrière-garde dans Würtchen ; Ney et Lauriston y arrivèrent à sept heures du soir. gauche des Russes avait tenu ferme au pied des montagnes contre Oudinot et Macdonald. Napoléon envoya Marmont pour prendre cette aile à revers et lui couper la route de Hochkirch ; le défaut de cavalerie ne permit pas de la gagner de vitesse. Au moment où la dernière colline fut emportée. Napoléon était assis au haut d’un tertre près de Nider-Kaina, oh-

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