‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 125 sur 300 · CHAPITRE LXXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXIX

mistice pour deux mois et la neutralisation de Bresiau. Mais la rédaction sur le premier point avait été ainsi convenue : L’armistice sera de deux mois formant soixante jours, et six pour le dénoncer, avec la condition que le second mois sera la conséquence des bases de paix établies dans le premier mois.

Napoléon exprima son mécontentement à Caulincourt de ce qu’il eût adopté une semblable rédaction. « Puisque, lui mandait-il , vous n’ètes pas des plénipotentiaires , que vous ne voulez pas parler des préambules de paix, il est donc ridicule d’en parler là. Cette rédaction a l’air de vouloir imposer la paix; et comment ignorez-vous, vous qui connaissez les relations de l’Autriche, si l’armistice n’est pas pour nous une chose funeste, vu qu’au moment de le dénoncer,!’Autriche interviendra et reprendra couleur? La rédaction est inadmissible. C’est un stj-le de capitulation. Cela ferait supposer qu’une des deux parties contractantes ne ferait la paix que pressée par la force. Or, comme la proposition est faite par les ennemis, cela indique assez que ce serait convenir que c’est moi qui fais la paix par la crainte de leurs armes. Il faut qu’ils soient bien fous , et qu’ils aient une bien fausse idée de l’état des choses s’ils nourrissent encore cette idée. » '

Les alliés cédèrent; la rédaction fut changée, le mot paix ne fut pas mentionné. La convention, stipulant un armistice jusqu’au aa juillet, fut rédigée,

’ Lettre Hu 4 jain.

EMPIRE. AJ» l8l3.

signée et ratifiée le 5 juin. Napoléon quitta Neuniarck, se dirigeant sur Dresde. Des officiers allèrent notifier l’armistice sur toute la ligne. Les généraux Flabaut et Dumoustier restèrent chargés de son exécution.

Page 1