‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 129 sur 300 · CHAPITRE XC · texte numérisé non relu

CHAPITRE XC

l^uer à l’agrandissement de la Prusse , dans des proportions statistiques et géographiques pour le moins telles qu’elles étaient avant 1806. L’Autriche ne fut pas étrangère à ces arrangemens. Stadion était à Reichenhach. Elle ne continuait pas moins ses négociations. ,

Maret aVait demandé : i» que la cour de Vienne fît connaître si le traité d’alliance de Paris était encore existant , et continuait à lier les deux puissances; dans le cas de l’affirmative, qu’elle donnât îles pouvqirs pour négocier la nouvelle convention qui devait suppléer les articles secrets du traité considérés par elle comme n’étant plus applicables â la conioncture actuelle; 3" qu’elle chargeât une personne munie de ses instructions et de ses pouvoirs, de négocier, ccmclure et' signer une convention relative à la médiation qu’elle avait offerte. Napoléon ne pouvait admettre que les puissances belligérîmfes traitassent par l’organe de la cour de Vienne, et insistait sur l’ouverture immédiate d’un congrès pour la paix générale, dans un> lieu intermédiaire du séjour des diverses cours belligérantes. •

M^emich répondit; on ne' s’entendait pas; il vint à Dresde, sortant du quartier général des alliés. Le résultat des premières explications fut que le maintien de l’alliance n’était pas compatible avec la qualité de médiateur. L’Empereur autorisa Maret à renemeer à l’aHrance, ne votdant pas la

Noir» Hu juin.

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rendre onéreuse à ses amis, mais dans le fait, parce que l’Autriche l’avait rompue. >

Dans une très longue audience accordée à Metternich. Napoléon, mettant de côté les précautions diplomatiques, aborda franchement les questions, et établit clairement la situation des choses. Ce furent d’abord des reproches sur ce que le cabinet de Vienne n’avait pas franchement déclaré son changement de politique après la campagne de Russie; sur son intei’vention malencontreuse, après deux batailles gagnées, pour arrêter les résultats de la victoire; sur les suites funestes de l’armistice, qui avaient produit le traité de Reichenbach; sur sa partialité pour les alliés ; son dessein de rançonner sans combattre, ou de se jeter dans les rangs des ennemis. «Eh bien! voyons, traitons, j’y consens, dit Napoléon; que voulez-vous?» Metternich s’enveloppait dans le vague obscur des phrases diplomatiques. En soldat qui savait mieux rompre que plier. Napoléon reprit :«Je vous ai offert l’Illyrie pour rester neutre. Cela vous convient-il ? Mon armée est suffisante pour amener à la raison les Russes et les Prussiens. Votre neutralité est tout ce que -je demande.» A ce mot de neutralité, Metternich se récria. Pourquoi Napoléon resterait-il seul dans la lutte , lorsqu’il pouvait disposer des armées autrichiennes? Pourquoi renoncerait- il à doubler sas forces? L’Autriche ne pouvait plus rester neutre. Il fallait qu’elle fût pour ou contre lui.

.\ quelles conditions prêtait - elle son appui?

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