‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 132 sur 300 · CHAPITRE XC · texte numérisé non relu

CHAPITRE XC

lington quand il aurait été à cent cinqitante lieues de ses vaisseaux et de ses dépôts. Jourdan proposa de se baser sur Bayonne, d’éviter une bataille, ou' du moins de la recevoir sur les hauteurs de Salinas.'

Cinq jours se passèrent sans prendre de parti : en attendant, le i5 juin, Wellington avait franchi l’Èbre. Le ao , on se décida à évacuer sur Tolosa , tme partie des bagages, l’armée en restait encombrée; c’étaient tout l’attirail d’une royauté qui déménageait, sans espoir de retour, et une foule de familles espagnoles qui s’y étant attachées , partageaient son sort. ‘

Le ai , fut livrée la bataille qui décida sans retour du sort de l’Espagne. Hill et Beresford attaquèrent la gauche et le centre de l’armée française, pénétrèrent dans l’intervalle qui les séparait , les forcèrent à une retraite précipitée , et les replièrent ainsi sur Vittoria. A midi , de nouvelles têtes de colonnes parurent à la droite, près de la route de Bayonne, à Gamaria-Major. Reille , avec sept mille hommes qui lui restaient de l’armée de Portugal, soutint un combat vigoureux, mais trop inégal , contre vingtcinq mille hommes, commandés par Graham. Le général Sarrut y fut blessé à mort. Une division anglaise gagna la route; aussitôt l’alarme se répandit sur toute la ligne , chacun s’empressa de prendre en désordre le chemin de Pampelurie, le seul qui restât pour atteindre les Pyrénées. La colonne entière d’équipages, canons, caissons, bagages, fiit abandonnée et perdue. La perte en hommes fut

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d’un qsiUier de priEopniers , et de quatre miUe bars decombat. - ^

I De LogronOÿ QÙ il était posté > Clausel, ne pouvant plus se retirer sur Pampelune, se jeta sur Jacca d’où U gagna Pau. Foy évacua la Biscaye, et se retira sur Tqlpsa,,où il, ne prévint que.de quelques, instans' les ÀQglais. L’année se plaça militairement sur les Pyrénées, pe conservant dans. l’Fspagne occidentale que Santona , Saint-’Sébastien et Pampebine. ? ' .

. . Dans l’est, Suchet avait combattu avec des. cbances diverees le général anglais Murray, qui avait pris l’offensive pour favoriser les manœuvres de WelUngton.

II avait commencé l’attaque de Taragone;. Suchet,

avec Maurice-Mathieu, sorti de Barcelone, le ‘força àse. rembarquer, HarispeetHahert,restéssurleXuccar, avaienti battu, l’armée espagnole de Del Parque, m A peine Suchet était rentré triomphant à Valence., qu’il t reçut la nouvelle de la bataille de Vittoria, et l’ordre de se rapprocher de la frontière de France sans abandonner ses points d’appui pour un retour offensif. (Dans les premiers jours de juillet, il fit ses dispositions. Il laissa des garnisons à Dénia, à Peniscola, à Sagonte, à Tortose, à Taragone, à Lerid^, a Mequinenza et Monzon, au nombre de vingt mille hommes. U entra, dans, Barcelone, où il rallia le général Decaen avec, l’armée de Catalogne- i

L’état désastreux des affaires en Espagne empirait singulièrement I la situation de Napoléon. Il avait toujours compté, en cas de besoin, pouvoir tirer encore de la péninsule des renforts, et laisser cin-

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