‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 151 sur 300 · CHAPITRE XCII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XCII

pepeur serait de se .remettre en > communication aveC'lui. ■ : ‘ i •■')!

Dés le ai, la grande i armée de Schwarzenberg avait franchi les montagnes qui séparent la Bohême de la Saxe , et s’avançait sur Dresde . Le corps de Saint- Cyr,iqui ne pouvait se mesurer avec ces forces immenses,! se • replia suœessivement sur Pyrna, la plaine de Dresde, et enfin, le a4, derrière les fortifications de. la place.-

Napoléon était ce même jour à Gœrlitz : son projet fut d’abord de déboucher avec cent mille hommes par Kœnigatein et Pyma sur les derrièresdel’ennemi:, et- de marcher sur Prague. U développa son plan dans une lettre à 'Marety .et lui prescrivit diverses dispositions. '! r i >

I > Napoléon envoya le roi de Naples à; Dresde, pour y. calmer les esprits,! et. reconnaître les ennemis. Ayant acquis à Bautzen la certitude que leur mouvement était complètement opéré, il jugea que le inonaent était' venu de se jeter entre eux et la Bohême, en passant l’Elbe sur les ponts de Lilienstein. Déjà il 'y savait dirigé le corps de Yandamme; mais il fallait que Dresde pût tenir jusqu’au 28. Pour s’en assurery il ytenvoyaiGourgaudy Son officier d'ordonnance, avec ordre de faire la {dus grande diligence. )MC i'.t ’i V;' 'll > , . < • ■•

' <' L’Empereur quitta Bautzen , marcha dans la direction de Pyrna, et se rendit à Stolpen, où il reçut de mauvaises nouvelles du Brandeboiurg; On a vu combien il 'attachait d’importance ' au mouvement

EMPIRE. AW l8l3.

combiné d’Oudinot, de Davoust et du général Gii-ard sur Berlin. Il avait supposé que Bernadotte n’avait tout au plus que quatre-vingt-mille hommes , et que, déduction faite de trente mille pour observer Hambourg et Magdebourg, il ne lui en resterait que cinquante mille à opposer à Oudinot qui lui serait supérieur. Ce calcul était erroné : il restait à Bernadotte quatre-vingt-dix mille hommes, dont vingt mille de cavalerie , avec lesquels il avait pris position en avant de Berlin. Après trois jours employés pour opérer son premier mouvement de Dahme sur Baruth , Oudinot , à la tête de soixante mille hommes , se démasqua , le a i août , dans la plaine de Trebbin. Le aa , il passa le défilé de Thyrovir, après un combat assez vif avec l’avant-garde de Bulow; le a3, l’armée s’avança en trois colonnes : Bertrand et le 4® corps à droite sur Johnsdorf; Reynier, avec les Saxons, au centre par la grande route; Oudinot et le la* corps, parle chemin de Trebbin sur Ahrensdorf. A six heures du matin, Bertrand rencontra, Jjrès de Blankensfeld , le corps prussien de Tauenzien, qui, à la faveur de ce village, défendit le débouché des bois. Le combat fut long, opiniâtre et sans résultat. A trois heures du soir, Reynier délogea de Gross-Beeren l’avant-garde de Bulow. Ce général revint à la charge avec trente-cinq mille hommes; les Saxons et la division Durutte ne purent résister à des forces aussi supérieures; ils furent forcés de se retirer ayant trois mille hommes hors île combat. Au bruit du canon , les généraux Guil-

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