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CHAPITRE XCII

confirmé par d’autres renseignemens. La mort de Moreau jeta la consternatioD dans le parti bourbonien, qui avait fondé sur lui de si grandes espérances. La courd’Hartwell en fut au désespoir. Ses amis, les alliés en prirent leur parti. <

L’éclat de la victoire de I^esde, une des plusglorkaises que l’Empereur eût remportées, semblait pix)pre à effacer l’édiec d’Oudinot ; mais elle fut bientôt éclipsée par de nouveaux revers.

Lea5,VandammedébouchantparKcenig8tein avec ses trente mille hommes, avait attaqué Ostermann, qui masquait ce fort avec la division des vieilles gardes russes et le corps du prince Eugène de Wurtemberg, et l’avait replié sur Pyma. Le a8 , par suite du mouvement rétrograde des alliés, Ostermann fut forcé de refH'endre le chemin de Peterswald. Vandamme l’ayant déjà débordé, coupait la route, en premier lieu vers Giesbübel , puis à Hœllendorf. Le général russe, contraint (fe percer, l’attaqua; les vétérans de la vieille-garde lui ouvrirent le passage, Il atteignit Peterswald et y rallia ses forces. , Yandamme reçut l’ordre de se diriger sur Peterswald avec tout son corps d’armée , la division Coirbineau, la 43* division et la brigade du a* corps, commandée par le général prince de Reuss, ce qui lui ferait une augmentation de dix-buit bataillons. On

' Le* |ambe> cuupées furent enterrées dans le jardin de la terre de Noethnitz. En i8i4< on les exhuma, on les plaça dans une urne, et le 4 novembre on les déposa solennellement dans un monument élevé à Morean, sur In place même où «I avait été blessé.

EMPIRE. AN l8l3.

le prévint que Pyma serait gardé par les troupes de Mortier, qui y arrivait le soir, et qui relèverait aussi les postes de Lilienstein. On lui ordonna d’envoyer chercher à Pyrna le général Baltus avec la batterie de douze et le parc. « L’Empereur desire, lui écrivait Berthier, que vous recueilliez toutes les forces qu’il met à votre disposition, et qu’avec elles vous pénétriez en Bohême et culbutiez le prince de Wurtemberg , s’il voulait s’y opposer. L’ennemi , que nous avons battu , paraît se retirer sur Annaberg. Sa majesté pense que vous pourriez arriver avant lui sur la communication de Tetschen , Aussig et TœpUtz, et par là prendre ses équipages, ses ambulances, ses bagages , enfin tout ce qui marche derrière une armée. L’Empereur ordonne qu’on lève le pont de bateaux devant Pyrna, afin de pouvoir en jeter un sur Tetschen.

Après avoir donné cet ordre, au moment où le quartier général allait entrer à Pyrna , l’Empereur fut atteint d’une vive indisposition ; on le décida à retourner à Dresde. Elle n’eut pas de suites. Alors arrivèrent de tristes nouvelles de Macdonald. Ses instructions , déjà citées , lui recommandaient la plus grande prudence, d’attendre que le général prussien vînt à lui , et de tomber sur un seul point avec tous ses corps réunis. Avant que Blücher eût dessiné ses projets , Macdonald crut devoir prendre l’offensive. Il ordonna, pour le afi août, le

• Lettre de Berthier à i lieue de P3nii«, le 28, 4 heure» aprè» midi.

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