‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 195 sur 300 · CHAPITRE XCV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XCV

envoya (4 décembre) le général Decaen prendre le commandement pour mettre la ligne de la Meuse en état de défense , et le général Ambert pour assurer les communications avec une colonne mobile L’ennemi ayant passé la Meuse, Decaen fit évacuer Breda, Gertruydenberg et Wilhemstadt, qui furent occupés par l’ennemi. Mécontent de Decaen et inquiet pour la Belgique, l’Empereur lui retira le commandement. Il donna l’ordre aux divisions Barrois et Lefebvre-Desnouettes de sa garde, ainsi qu’à celle de Boyer, qui se formait à Lille, de se rendre à Bruxelles, et au maréchal Mortier de passer dans le ‘ nord avec les divisions Friant et Laferrière. Pour couvrir la marche de ces troupes, il ordonna à Roguet de reprendre Breda, et au maréchal Macdonald de se rapprocher de Bois-le-Duc. Le 20 , Roguet parut devant Breda, somma la place, et la bombarda pendant deux jours. Le 22 , Lefebvre-Desnouettes prit le commandement. Les Prussiens et les Anglais vinrent en force au secours de la place. Les Français se rapprochèrent d’Anvers , et prirent poste à Hogstraeten et Braschaet. Ils tenaient encore , dans la ligne occupée par l’ennemi , Delfzil , à l’embouchure de l’Ems, Naarden et le ïexel, Nimègue, Gorcuni, Bois-le-Duc, Flessingue , Walcheren et Berop-Zoom.

Nommé, le ai décembre, au commandement du 1*' corps d’armée, le général Maison vint à Anvers,

Il fit mettre en état de défense les places et les forts occupés par les Français.

EMPIRE. — AN l8l3.

Dès que les coalisés eurent lancé leur déclaration de Francfort, leurs armées se mirent en roôuTement pour se rapprocher des points où elles devaient passer le Rhin. La neutralité de la Suisse les gênait. Après la bataille de Leipzig , l’empereur Alexandre avait promis qu’elle serait respectée, et y avait envoyé Capo-dlstria. Une diète extraordinaire avait, le 18 novembre, publié sa déclaration de neutralité. L’armée fédérale avait été mise sur pied. L’Autricbe , voulant s’emparer de la routé du Simplon pour tourner l’armée d’Italie ^ avait, de son côté, envoyé en Suisse le saxon Senft de Pilsach, pour s’entendre avec le parti bernois, qui était dans les intérêts de cette puissance. Les Bernois allèrent audevant de ses désirs, et envoyèrent des députés à Schwarzenberg pour lui livrer leür pays. Capo-d'lstria , changeant de rôle , ou en ayant t*eçu un double de son maître, remit, de concert avec lé plénipotentiaire autrichien , Lebzeltem , une note au landaman de la Suisse , pour lui déclarer qu’ils ne reconnaissaient pas sa neutralité, tout simplement parce qu’elle était utile k là France. Schwarzenberg transporta, le ao décembre, son quartier général à Ixirracb, annonçant qu’il allait passer le Rhin. général Watteville reploya docilement ses bataillons, et les renvoya chez eux en leur recommandant de conserver sans tache la belle réputation des Suisses, et en leur souhaitant la bénédiction de j)ieU.

La recommandation produisit son effets peii de jours après des députés des cantons se réunirent à

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