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CHAPITRE XCVI

entre elles; l’ÂUemagne, composée de princes souverains, unis par un lien fédératif, qui garantit son indépendance; la fédération 'suisse, dans ses anciennes limites, et dans une indépendance placée sous la garantie des grandes puissances et de la France; l’Italie partagée en états indépendans, intermédiaires entres les possessions autrichiennes en Italie et la France; l’Espagne, gouvernée par le roi Ferdinand YII, dans ses anciennes limites; la Hollande, état libre et indépendant, sous la souveraineté du prince d'Orange, avec un accroissement de territoire , et une frontière convenable.

En envoyant Caulaincourt au congrès. Napoléon lui avait fait sentir que, dans l’ignorance où l’on était des prétentions des alliés, il ne pouvait lui donner des instructions. U en demanda ainsi que des pouvoirs. L’Empereur lui répondit : « Il est encore douteux si l’ennemi veut négocier. Les conditions sont , à ce qu’il paraît , arrêtées d’avance entre les alliés. C’était hier le 3 février, vous ne me dites pas que les plénipotentiaires vous en aient dit un mot. Aussitôt qu’ils vous les auront communiquées, vous êtes le maître de les accepter ou d'en référer à moi dans les vingt-quatre heures. »*

Cependant Maret lui envoya des pleins-pouvoirs pour l’accréditer, et lui fit connaître en propres termes que l’Empereur lui donnait carte blanche , pour conduire les négociations à une heureuse fin, prendre

Lettre du i février.

5lO EMPIRE. Aiy iSl/j.

le parti le plus convenable dans ces Circonstances importantes , arrêter les progrès de l’ennemi , sauver la capitale, et éviter une bataille où étaient les dernières espérances de la nation. ’

' Lettre du 5 février.

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