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CHAPITRE XCVII

Alarmes à Paris. — Mesures illusoires de défense. — Les coalisés veulent réduire la France aux limites de 1 79a. — Intrigues de Talleyrand et du parti boiirbonnien. — Les Bourbons envoyés sur le continent. — . Combats de Charapaubert, de Montmirail, de Château-Thierry, de Vauxchamp. — Retraite de Blücher. — Soissons pris et repris. — Swarzcnberg reprend l’offensive; ses progrès. — Alarmes dans Paris. — Napoléon revient sur la Seine. — Combats de Mormant, de Villeneuve. — Le comte de Parr propose un armistice. — Nouvelles instructions de Napoléon à Caulaincourt.

La bataille de Bhenne avait singulièrement exalté les têtes; les alliés crurent l’armée française dispersée, hors d’état de tenir la campagne, et que rien ne les empêchait plus de marcher, par étapes, sur Paris. Il fut décidé que l'armée de Silésie se porterait à Châlons pour y réunir les corps d’Yorck , de Kleist et de Langeron, et ensuite le long de la Marne et par Meaux sur la capitale; que la grande armée prendrait la route de Troyes et s’y rendrait par les deux rives de la Seine.

Instruit le 5 au soir de cette résolution. Napoléon jugea qu’elle pourrait lui fournir quelques chances

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favorables. Il se proposait de se porter à Bar-sui- Seine pour battre l’armée austro-russe, qui lui paraissait avoir fait de fausses dispositions. Il en lut empêché par les nouvelles qu’il reçut de Paris, où la bataille de Brienne avait jeté l’alarme, où on s’attendait à voir arriver l’ennemi par la route de Champagne, et où le gouvernement de la régence se préparait déjà à l’évacuation et à la retraite. L’Empereur se décida donc à se porter à Nogent-sur- Seine, où était déjà Marmont; il fut très contrarié d’être obligé de renoncer à son mouvement sur Bar, mais il sacrifiait tout à la nécessité de couvrir Paris. Dans ce premier accès de frayeur, la régence, le lieutenant-général ne mettaient pas en doute que Paris ne pourrait pas se défendre, et qu’ils ne devaient pas y rester. Joseph eut l’idée, dans ce cas, d’y laisser le roi Louis ; l’Empereur trouvait l’idée assez bonne ; bientôt il lui parut suffisant d’y laisser un commissaire impérial, et manda à Joseph de se concerter, pour le choix , avec l’archi-chancelier, les ministres des finances , du trésor et de l’intérieur. Il supposait qu’il ne faudrait laisser aucun ministre. Il écrivait de faire ôter de Fontainebleau l’argenterie, tout ce qui était meuble 'précieux, et surtout ce qui pourrait être trophée, sans cependant trop démeubler le château. Du reste, par le parti quil • prenait, il espérait qu’on ne serait pas, à Paris, réduit aux extrémités qu’on redoutait. Il demandait que le ministre de la guerre envoyât sur-lechamp des fusils et des cartouches à Montereau et

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