CHAPITRE XCVIK
léme, envoyé par le gouvernement anglais. Le a février, il publia une proclamation aux soldats français. « Tarrive, leur disait-il, je suis en France, dans cette France qui m’est si chère. Je viens briser vos fers; je viens déployer le drapeau blanc, le drapeau sans tache. Ralliez-vous autour de lui, braves Français, marchons tous ensemble au renversement de la tyrannie. Généraux, officiers, soldats, qui vous rangerez sous l’antique bannière des lis, au nom <lu roi, mon oncle, qui m’a chargé de faire connaître ses intentions paternelles, je vous garantis vos grades , vos traitemens , et des récompenses proportionnées à la fidélité de vos services. Soldats! mon espoir ne sera point trompé, je suis le fils de vos rois, et vous êtes Français! »
Wellington avait signifié, dit-on, au duc d’Angouléme qu’il eût à se retirer sur les derrières de l’armée , afin de ne pas compromettre les négociations de Châtillon. Le comte Étienne de Damas , le comte d’Escars, le duc de Guiche, ses acolytes , n’avaient pas pu prendre rang dans l’armée anglo-espagnole- Mais d’un autre côté , c’était avec l’autorisation du gouvernement anglais que le prince y était venu. Wellington permettait qu’il s’annonçât par une proclamation. Le drapeau sans tache et la bannière des lis ne firent pas fortune parmi les soldats du drapeau tricolore. Dans cet acte maladroit se révélaient déjà l’esprit contre-révolutionnaire dont (^tait infectée la cour d’Hartwell,et la condamnation des couleurs nationales chères à la France.
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