‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 237 sur 300 · i EMPinK. AN l8l · texte numérisé non relu

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Après le combat de Montereau, Schwai'zenberg avait concentré toute son armée sur Troyes. Napo- . léon fut donc obligé de réunir aussi la sienne. Blücher réorganisa son armée à Çhàlons, la porta à soixante>cinq mille hommes, et reprit l’offensive sur la Marne. Dans la nuit du i8 au 19, il reçut ' l’invitation de Schwarzenberg de se rendre avec son armée à Méry pour appuyer l’armée autro-russe. Il changea donc de direction, fit occuper cette ville, le a r, par le corps de Sacken, qui poussa ime avantgarde à Mégrigny.

Le aa, l’Empereur continuant son mouvement contre l’armée austro-russe , sentit la nécessité d’enlever ce passage à l’armée de Silésie, avant de s’engager dans une bataille qu’il comptait livrer devant Troyes. Oudinot fut chargé de cette opération.' Les Russes furent repoussés à Méry, et mirent le feu au pont; l’incendie se communiqua à la ville; la brigade Gruyère franchit les poutres enflammées du pont, et chassa l’ennemi. I^a générale battit au camp de Blücher, et son armée prit position à deux portées de canon en arrière de Méry. Le général Gruyère engagea un combat de tirailleurs qui dura jusqu’à la nuit; ayant été blessé, sa brigade repassa la Seine, et il- détruisit le pont. Le but était rempli , et l’armée de Silésie tenue sur la défensive.

Schwarzenberg s’était décidé à repasser la Seine; avant d'effecttier entièrement ce passage, le ordonna une reconnaissance de l’armée française. Elle lui en évita la peine. Vers dix heures du matin.

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