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CHAPITRE XCIX

au nombre de trente deux mille hommes dont plus de neuf mille chevaux. Macdonald en prit le commandement. Acculé à la ville et menacé de trois cô- » tés, il ne pouvait songer à recevoir une bataille; il fit ses dispositions de retraite sur Nogent. Lorsque, le 5 au matin, les troupes se mettaient en mouvement, Schwarzenberg fit attaquer. Elles évacuèrent la ville en combattant. Elle fut livrée au pillage pendant quarante-huit heures pour punir les habitans de ce qu’ils s’étaient réjouis, le a3 février, du retour de l’armée française dans leurs murs, et pour venger la mort du traître Gouaut.

Le général Allix qui s’était approché de Châtillonsur-Seine, lorsque l’armée s’avançait sur l’Aube, se replia sur Auxerre, et s’y renferma avec deux mille hommes d’infanterie et trois cents chevaux.

Le 7, Macdonald, à Nogent, retira son aVant-garde derrière la Seine et rompit le pont. L’armée austrorusse s’arrêta. N’ayant pas de nouvelles du résultat des affaires sur la Marne et l’Aisne, Schwarzenberg n’osait pas s’aventurer au delà de Provins en prêtant le flanc, quoiqu’il eût cent mille hommes. Du côté du midi , il craignait toujours pour sa base d’opérations tant qu’il ne serait pas maître- de Lyon. Les populations irritées se levaient sur ses derrières pour intercepter les convois , les petits détachemens et les courriers. Il était inquiet sur ses approvisionnemens. Les alarmes du généralissime se manifestèrent par la proclamation qu’il adressa aux Français, de Troyes, le 10 mars.

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EMPIRK. AN l8l4.

La levée des citoyens pour leur défense y était traitée de rébellipn. On les provoquait à abandonner leur gouvernement et à trahir leur propre cause. Un ordre du jour prononçait le peine de mort contre les individus , le pillage et l’incendie contre les communes qui agiraient offensivement envers les troupes alliées.

Schwarzenberg sortit enfin de son inaction. Lei4 il fit sans succès une tentative pour forcer Macdonald à quitter sa position. Ayant reçu dans l’aprèsmidi la nouvelle de la bataille de Laon, U attaqua le 1 5, mais encore avec mollesse. Cependant le ma- • réchal voyant que les forces de l’ennemi se concentraient vers sa gauche, ordonna l’évacuation de Bray, fit rapprocher le 1 1 ® corps , autorisa le général Pactod à se retirer sur Melun ou Brie, marqua pr Fontainebleau la retraite d’Allix qui était venu d’Auxerre à Nemours, et envoyâmes parcs de Guignes sur Charenton.

Le i6, le corps de Rajewski attaqua en trois colonnes. Il devait être secondé par celui de Wrède; il n’arriva pas à temps; les Français soutinrent le combat jusqu’à la nuit.

Le 17, un peu avant le jour, Macdonald , voyant sa gauche menacée et au moment d’étre débordée, quitta sa position. Il établit son armée en travers de la route de Provins à Nangis , de manière à couvrir cette dernière ville. Inquiet des mouvemens qu’aurait faits l’Empereur après la bataille de Laon, Schwarzenberg craignait encore de s’aventurer. Le

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