CHAPITRE C
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talie, celle de Ja Suisse , sous la garantie des grandes puissances , celle de l’Allemagne , enfin celle de la Hollande sous la souveraineté du prince d’Orange. Il déclara en outre que si , pour écarter des causes de ' mésintelligence, rendre l’amitié plus étroite et la paix plus durable entre la France et l’Angleterre, des cessions de la part de la France au-delà des mers pouvaient être jugées nécessaires , elle serait prête à les faire moyennant un équivalent raisonnable.
Les observations et cette déclaration furent communiquées aux cabinets des alliés. Ils donnèrent l’ordre à leurs plénipotentiaires d’insister pour que Caulaincourt déclarât s’il voulait accepter ou rejeter le projet de traité préliminaire, ou remettre un contre-projet , et que la discussion s’ouvrît dans les vingt-quatre heures.
La sixième séance qui eut lieu le i3, matin et soir, fut employée à un vain débat dont le résultat fut que Caulaincourt, pressé par les plénipotentiaires de dire,, dans vingt-quatre heures, oui ou non sur leur projet, déclara que le 1 5 il remettrait un contreprojet..
Traiter avec Napoléon tant qu’ils en avaient quelque chose à craindre , c’était pour les alliés comme un pis-aller. Rompre toute négociation lorsqu’ils croiraient n’avoir plus rien à en redouter, c’était leur pensée secrète. Le moment leur parut arrivé.
La bataille de Laon , la jonction d’une partie de l’armée du nord avec Blücher , la marche de leur armée du sud contre Augereau, les avantages de. Welling-
EMPIRE. — an 1814.
ton aux Pyrénées, la position de Schwarzenberg menaçant Paris , enfin les encouragemens envoyés de cette ville par le comité Talleyrand, etqueVitrolles venait d apporter, la connaissance positive que les alliés acquéraient par ce digne agent de l’état des affaires intérieures, c’est-à-dire des efforts delà trahison pour renverser l’Empire, et livrer la France a 1 étranger et aux Bourbons ; c’était assez pour que les coalises rejetassent tout arrangement, et marchassent hardiment à leur but.
, En conséquence des instructions arrivèrent de Chaumont , le 1 4 , aux plénipotentiaires. Si le contreprojet ne renfermait pas la substance des bases posées dans le projet de préliminaires , les conférences seraient terminées. Si le contre-projet contenait ces bases , il y avait divergence d’opinion entre les plénipotentiaires sur l’exécution ou l’adopbon desdites bases, ils enverraient le contre -projet au quartier général des souverains; S’il arrivait que le plénipotentiaire français demandât à connaître 1 ultimatum des alliés ,. on lui répondrait qu’il était contenu dans les bases du projet de préliminaires, sauf les modifications qui ne porteraient pas atteinte à leur substance.
Le 1 3^ mars, Caulaincourt avait rendu compte à 1 Empereur de l’etat des choses. Mais il ne pouvait pas en recevoir une réponse pour le i5. Il fallait donc quil se décidât delui-méme; c’est ce qu’il fit. Dans la septième conférence, il lut son contre-projet en vingt-neuf articles. Il portait en substance :