‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 268 sur 300 · CHAPITRE C · texte numérisé non relu

CHAPITRE C

Par où les souverains pourraient-ils juger que la France voulait partager leurs principes qui devaient fonder le bonheur du monde , aussi long-temps qu’ils verraient que la même ambition qui avait répandu tant de maux sur l’Europe , était encore le seul mobile du gouvernement? que prodigue du sang français et le versant à flots-, l’intérêt public était toujours immolé à l’intérêt personnel? Sous de tels rapports où serait la garantie de l’avenir, si un système aussi destructeur ne trouvait pas un terme dans la volonté générale de la nation. » *

C’est dans ces dispositions des souverains que le a 5 au point du jour, leurs armées s’ébranlèrent. Des forces immenses se portèrent contre Marmont, qui se retirait sur Fère-Champenoise où il avait donné rendez-vous à Mortier. Les dernières brigades de son corps furent atteintes le soir par la cavalerie ennemie et souffrirent beaucoup. Le général Jamiu resta prisonnier. On perdit vingt-quatre pièces et ’ soixante caissons.

Retardé par des malentendus et des contretemps, .

* Pactod, avec ses huit mille hommes, presque tous gardes nationaux et son convoi, cherchait à rejoindre les maréchaux, lorsqu’il fut assailli par l’avantgarde de Blücher. Au lieu de hâter sa retraite , il accepta le combat. Bientôt entourés de toutes parts , ses carrés repoussèrent plusieura charges. Il se renait en marche. Battus, mitraillés par soixante bouches

* Déclaration du a 5 mari. ,

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à feu, ils furent. enfoncés et pris, malgré la plus vigoureuse résistance. Il ne s’échappa que mille hommes. h*es généraux Pactod, Amey, Delort, Bonté et Tbevenet furent iaits prisonniers. Dans le naufrage général , le pays connut à peine le glorieux dévoùroent, de ces soldats citoyens; leurs noms sont ignorés- ,• . .

Après avoir ^dépassé Fère-Cbampenoise, les maréchaux. , avaient rallié leurs troupes. L’ennemi les poursuivait, et se déployait autour d’elles. Le feu du corps de Pactod se faisait entendre. Le bruit se répandit que c’était l’Empereur qui s’approchait. Il rendit le. courage aux Français , et jeta l’ennemi dans l’incertitude.; Il y eut un temps d’arrêt. Les maréchaux en profitèrent pour se retirer à Allement,

I Les coalisés ont donné à ces deux combats le nom de bataille de ,1a Fère-Charapenoise. Ella coûta à la France près de neuf mille hommes dont quatre mill* * prisonniers et quarante-tsix pièces de canon; à l’ennemi plus de quatre mille , tous ;de cavalerie, la seule armei^ui donna. Les Français étaient au nombre de dix-huit mille i hommes i d’infanterie et de quatre mille trois ceuts cavaliers. Les coalisés avaient vingt-six mille quatre cents hommes de cavalerie. Le colonel Rapatel, ancien. aide-do^amp de Moreau, attaché à ,1’emp.ereiu: de Russie, fut tué devant un carré de Pactod dans lequel combattait un de ses frères, capitaine d’artillerie. ■ >'

Ce déplorable échec privait l’Empereur de vingtcinq mille combattans sur lesquels il avait compte

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