‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 269 sur 300 · CHAPITRE C · texte numérisé non relu

CHAPITRE C

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pour renforcer l’armée qui devait délivrer l’Alsace et la Lorraine. Il ne restait’ plus aux deux maréchaux qu’à gagner en toute hâte Paris. Le 26, ils se mirent en marche sur Sézanne. Le général Compans, avec mille hommes et un convoi , en était parti dans la nuit; il traversa la Ferté-Gaucher, fila sur Coulommiers, où il fut rejoint par le général Vincent venant de Montmirail , et qui prit le commandement de la cavalerie. Ils n’avaient que deux mille cinq cents hommes. Ils détruisirent les ponts du Morin.

I.es deux maréchaux avaient commencé leur mouvement un peu tard. En approcfiant de La Ferté-Gaucher, ils trouvèrent cette ville occupée par les Prussiens. Trop faibles pour forcer le passage , ils furent obligés de se rabattre sur Provins , où ils arrivèrent le 27. Ils ne pensèrent pas à attirer à eux la division Souham, forte de quatre mille cinq cents hommes, arrivée la veille à Nogent. ,

Compans se retira sur Meaux où il trouva le général Ledru-des-Essarts. Ce renfort et six cents gardes nationaux volontaires du pays portèrent son petit corps à quatre mille quatre cents hommes d’infanterie et huit cent cinquante chevaux.

L’armée coalisée continua son mouvement vers Meaux, point de réunion indiqué pour les différentes colonnes. Les corps de l’armée de Silésie qui se présentèrent furent contenus par Compans. Schwarzenherg fit peu de chemin. Le corps de Wrède resta à Chailly et à La Ferté-Gaucher pour observer les

mouveniens possibles de l’Empereur dont on craignait le retour.

L’ennemi était aux portes de Paris. Fuyant devant lui des habitons de la campagne y affluaient avec leurs bestiaux; des convois de blessés parcouraient les rues, les hôpitaux en étaient encombrés. D’un autre côte , des familles riches quittaient la ville et se sauvaient vers l’ouest et le midi.

Depuis le 22 mars qu’on sut à Paris que l’Empereur était arrivé, le 20, à Arcis-sur-Aube, on n’en publia plus d’autres nouvelles que celles-ci du a5 : « Le quartier général de l’Empereur est à Doulrvent. L armée française occupe Chaumont, Brienne. Elle est en communication avec Troyes, et les patrouilles vont jusqu’à Langres. La santé de sa majesté est très bonne. Le 26, l’Empereur a battu à Saint-Dizier le général Vintzingerode , lui a fait deux raille prisonniers, lui a pris des canons et beaucoup de voitures de bagages. Ce corps a été poursuivi ,très loin. »

Le 27 il y eut une grande parade dans la cour des Tuileries et au Carrousel. Joseph passa en revue les grenadiers et les chasseurs de la garde nationale et un corps d’infanterie , de cavalerie et d’artillerie. Ils défilèrent devant ITmpératrice et le roi de Rome. Tout annonçait la résolution de se défendre, quoiqu on n’en eût guère pris les moyens.

Une bataille était inévitable sous les murs de Paris, elle était imminente. Le conseil de régence s assembla (28); on y mit en délibération si l’ImpÊ'

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