‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 277 sur 300 · CHAPITRE CI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CI

avaient été retenus long-temps à Nogent et à Montereau.. L’Empereur apprit que les coalisés étaient entrés à Meaux. U arriva le soir à Troyes. il y traça l’itinéraire de l’armée de manière à ce qu’elle fût réunie, le a avril, devant Paris. La division Souham reçut l’ordre de se rendre de Nogent à Fontainebleau. '

Tandis que l’armée continuait sa marche, Napoléon escorté par les escadrons de service, gagna, le 3o, Villeneuve-la-Guyard, et partit à franc-étrier pour Fontainebleau. Chemin faisant, il apprit que l’Impératrice et son fils avaient quitté Paris , que l’ennemi était aux portes, et qu’on se battait.

En effet dès le point du jour, on entendait la générale dans tous les quartiers et au camp. La garde nationale se rassemblait. D’anciens militaires," la plupart ouvriers, accouraient demander des armes. On ne leur remit que quelques piques.

Les troupes s’ébranlèrent. Marmont, avec douze mille hommes fut chargé de défendre la droite de la ligne d’attaque depuis Pantin jusqu’à Montreuil. Mortier avec environ dix mille hommes tenait la gauche depuis Pantin jusqu’à Saint-Ouen. Neuf batteries de position couvraient le front de l’armée et défendaient les principales avenues. Elles se composaient de cinquante-trois pièces dont vingt-quatre de douze. Le roi Joseph , général en chef, avait son quartier-général sur une butte, en arrière de CUgnancourt.

Le plan des coalisés embrassait toute la partie septentrionale de Paris. Leur grande armée attaquait

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les hauteurs de Belleville, et Blücher celle de Montmartre.

Le combat s'engagea dès six heures du matin, se concentra principalement à Pantin et à Romainville, et se soutint avec de grandes pertes pour l’ennemi jusqu’à onze heures. Barklay suspendit ses attaques pour attendre que sa gauche et sa droite fussent entrées en ligne. Marmont rectifia la sienne. Il avait déjà prévenu le roi Joseph qu’il était trop faible pour contenir les troupes qui étaient devant lui. Sur l’invitation du roi , Mortier le renforça. Le prince de Wurtemberg s’avançait le long de la Marne, forçait l’entrée du parc de Vincennes, se rabattait sur Saint- Maur, enlevait le pont et entrait àCharenton. Pahlen occupait Vincennes, Saint-Mandé et Bercy. Tous ces mouvemens ne s’étaient pas opérés sans une vive résistance aux ponts de Saint-Maur, de Charenton et en avant de la barrière du Trône de la part de quelques vétérans, du bataillon de l’école d’Âlfort, d’élèves de l’école polytechnique et de gardes nationaux.

L’armée de Blücher se déployait dans la plaine (le Saint-Denis. Yorck et Kleist passèrent le canal de l’Ourcq ; la garde prussienne déboucha de Pantin. Une vive canonnade s’engagea. La brigade Robert, après avoir défendu Auberville, se retira sur Lachapelle. V

Appuyé à sa droite et à sa gauche, Barklay donna vers une heure le signal d’une attaque générale; ses nombreuses colonnes s’avancèrent contre Mar-

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