‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 48 sur 300 · II · texte numérisé non relu

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fait que dix lieues. Il parait que cette lenteur inaccoutumée fut la suite des pluies qui gâtèrent les chemins. Cependant la position des Russes était tournée. On les avait prévenus à Borowsk. On n’avait • plus qu’une marche à faire pour les devancer à Malojaroslawetz; si l’on y réussissait, on arrivait sans obstacle à Kalouga. Dans cet espoir , des ordres furent envoyés à Yiazma et à Smolensk de diriger une colonne de trois à quatre mille hommes à l’intersection de la route de Kalouga à Znamenskoié.

Le a 3 au matin, Napoléon se porta au galop à Bol'ovfsk pour presser la marche sur Malojaroslàwetz. Le prince Eugène avait remarqué sur sa gauche des partis qui dénotaient quelque mouvement important des ennemis. S’ils venaient attaquer l’armée à Borowsk, il craignait d’être obligé de revenir sur ses pas. L’Empereur ne pouvait s’arrêter à une supposition ; le prince Eugène se mit en marche. '

Un officier de Mortier vint, annoncer que le maréchal était sorti de Moscou à deux heures du matin, et qu’une heure après, l’explosion de cent quatre-vingt milliers de poudre , avait fait sauter les tours principales du Kremlin. Dès le ai , une poignée de cosaques avait osé traverser la ville au galop. Le aa , le général Wintzingerode, arrivé à la barrière de Twer , avec son avant-garde , s’approcha du Kremlin , accompagné de son aide-de-camp Narischkin, pour sommer les troupes qui l’occupaient. Un détachement français l’ayant entouré , il agita son mouchoir pour se donner un air de parlemen-

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taire. Il £ut conduit devant Mortier qui , saus égard pour une manière aus&i inusitée de venir parletUen’' ter; le fit prisonnier ainsi que son aid&Kle-oanip , et ks emmena avec lui.

Dans'la nuit du a3 au a4> Napcdéon écrivit au* maréchal Victor d’envoyer surde-champ la division Baraguay d’Hilliers, forte de dix mille hommes, sur la 'route de Ralouga^ à la rencontré de l’armée,' si d’ailleurs il n’était survenu aucun évènement du côté de Smolensk. . . ■ ><>

'Le a3, toujours préoccupé de la crainte que ‘les ennemis n’attaqnassent l’armée à Borowsk, le prince Eugène ne s’avança que jusqu’à Ouwarowskoié; le général Delzons, formant son avant-garde, ne fit le soir occuper la position de Malojarosiawetz que par deux bataillons, et s’arrêta avec le reste de sa division sur les hauteurs à la gauche de la Lougea; ce tâtonnement devint funeste.

Au quartier général russe, on me soupçonnait pas la l'etralte de farmée. Instniit senleinent de la mar> che du prince Eugène sur Borowsk, et la prenant pour un mouvement isolé, Kutusof crut devoir tenter un coup de main sur le 4* corps. Doctwof marcha avec vingt-'cinq mille hommes : en s’approchant de Borowsk , il apprit par le partisan Seslawili que l’année française y était réunie; il envoya annoncer à Kutusof qu’elle avait quitté Moscou, et qu’elle se dirigeait sur le chemin de Kalouga. En même temps Doctorof se dirigea sur Malojaroslawete, Kutusof leva sou camp, le 24, et, avec toute son armée,

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