CHAPITRE LXXXIU
steio', pour s’établir en] force sur les derrières de l’armée français, i ' •
D’après cet étal de choses sur les flancs de l’ar> mée auquel Napoléon ne pouvait pas apporter de remède, il devenait plus que jamais ui^ent d’accélérer là retraite. L’expédition de divers ordres de détail àSmolensk ef à Wihta, pour préparer en avant des approVisionnemens, et la correspondance de l’Âlleinagneet de Paris, remplirent le reste du temps qu’il crut detvoir rester à Wiazma.
.;Ilen partit le a novembre, et ordonna à Ney d’y rester pour y attendre les corps du prince Eugène et de Davoust. Le premier s’arrêta à Federowskoïé, où Davoust > arriva aussi. On croit qu’ils auraient pu pousser plus loin..
Le 3, les corps du prinèe Eugène et de Poniatowski avaient déjà filé sur Yiazma. Celui de Davoust débouchait de Federowskoïé. Il était huit heures du matin. Miloradowich l’attaqua ; sa cavalerie se mit à dbeval sur la grande route. D’un autre eété Platow , averti par le canon , attaqua l’arrièregarde de Davoust ; elle se défendit avec opiniâtreté. Informé du danger que courait le maréchal, Eugène, dont les premières troupes avaient déjà' atteint Wiazma , courut à .son secours , et assaillit les Russes , qui, pressés- d’im autre côté par les troupes de Da- ^oust, furent forcés d’ouvrir le passage. Mais ayant reçu des renforts , les Russes continuèrent vivement leur poursuite , I emportèrent la ville de Wiazma sur l’arrière*gartle des Français, et la repoussèrent
ia4 EMPIRE. — AM 1812.
au - delà de la rivière. Cette journée, quoique glorieuse pour eux, leur coûta quatre ou cinq mille hommes hors de combat. Elle aurait eu des suites bien autrement désastreuses, si le gros de l’armée russe , forte de soixante mille hommes , qui avait déjà gagné la route de Juknow à Wiazma , s’était porté franchement sur Ney. Mais Kutusof, s’arrêtant à trois lieues de cette ville, à Bykowo, se borna à pousser un gros détachement de cavalerie que Ney contint pendant tout le jour. Il craignit de hasarder une bataille décisive contre un ennemi encore redoutable, et de le mettre dans la nécessité de vaincre. Comptant , pour la détruire , sur deux puissans auxiliaires, le défaut de vivres et la rigueur de la saison, il préféra de continuer à le harceler. Ney releva Davoust et forma l’arrière- • garde.
Pendant le combat de Wiazma, Napoléon était resté à Slawkow , cherchant à mettre le plus d’ordre possible dans la marche, et expédiant des ordres en ■ avant d’envoyer des vivres et des renforts Le 4 > l’armée continua sa retraite sans avoir d’engage-^ ment sérieux, harcelée seulement par les cosaques. Mais elle fut alors assaillie par un ennemi plus dangereux que les Russes, et auquel elle ne pouvait rieù opposer. La saison n’était pas rigoureuse lorsque la retraite avait commencé. Le bulletin du 27 octobre avait dit avec quelque exagération ; «Le temps est superbe , les chemins sont beaux; c’est le reste de l’automne; ce temps durera encore huit